SPPS : neuf travailleurs en garde à vue.

SPPS est la filiale de Presstalis (ex-NMPP) qui distribue les journaux et les magazines dans les kiosques parisiens. La direction voudrait purement et simplement fermer l’entreprise pour confier le travail à des sociétés de transport où règnent bas salaires et précarité de l’emploi. 280 emplois sont en jeu. Avec le SGLCE-CGT, ultra-majoritaire dans la société, les travailleurs ont engagé l’épreuve de force pour sauver l’emploi et les statuts du personnel avec un plan précis qui accepte de renforcer la productivité.
En grève sur la distribution des magazines depuis le milieu de la semaine dernière, les travailleurs ajoutent à l’action des visites d’entreprises qui traitent ce qui est de fait leur charge de travail. Dans la nuit de jeudi à vendredi la police est intervenue massivement alors que la « visite » était terminée pour arrêter à l’aveuglette des travailleurs dans les parkings alentour. Neuf d’entre eux, choisis au hasard, ont été placés en garde à vue 24 heures au commissariat de Sarcelles. Ce qui provoquait en riposte la non-distribution des quotidiens à Paris. Choqués mais mobilisés, les salariés réunis en assemblée générale le vendredi après-midi décidaient de poursuivre et renforcer l’action avec le soutien de tout le syndicat général du livre.

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