Secteur automobile : construire une riposte internationale.

Les 28 et 29 mai, des militants de l’automobile des entreprises Fiat Italie, Fiat Pologne, Ford France, Ford Espagne, Opel Pologne, Renault France, Renault Espagne, PSA, Volvo Trucks, Seat, Nissan et Volkswagen se sont rencontrés à Amsterdam.
Nos échanges ont confirmé que partout le patronat multiplie ses attaques contre l’emploi, les conditions de travail et les salaires. La politique de Fiat et la pratique de référendums-chantages, cherchant à faire accepter la remise en cause des conventions collectives gagnées dans les décennies précédentes, illustrent la volonté de remise en cause des droits acquis.
Contre cette politique et le poison nationaliste qui divise les travailleurs, la solidarité internationale est plus que jamais à l’ordre du jour. Le mouvement ouvrier est en retard face à ces attaques patronales. Comme ont commencé à le faire les camarades de Fiat Pologne et Italie, nous devons construire des ripostes communes. Nous avons décidé de mettre en place un réseau permanent d’information ouvert à tous les courants et militants qui refusent d’accompagner la crise du patronat de l’automobile. Nous appelons à la convergence avec les initiatives déjà existantes allant dans le même sens.
Cette réunion se tenant alors que les rassemblements des « indignés » dans les villes de l’État espagnol se heurtaient à la répression policière, nous avons, au côté de nos camarades espagnols, affirmé notre totale solidarité avec ces mobilisations.

Robert Pelletier

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