Régionales : le NPA en Rhône-Alpes

En Rhône-Alpes, bien que nous ayons très tôt initié des rencontres avec le PG, les Alternatifs ou la Fase, nous ne sommes pas parvenus à convaincre nos éventuels partenaires de refuser de gérer la région avec le PS et de se positionner clairement en cas de victoire de la « gauche » au conseil régional.
Nous avons cependant eu des échanges très positifs avec les Objecteurs de croissance Rhône-Alpes (Ocra) et le Mouvement des objecteurs de croissance (MOC) plus implanté en Drôme et Ardèche. Échanges qui n’ont pas abouti à la présentation d’une liste commune mais à l’envie de poursuivre un débat politique hors contexte électoral.
Une conférence de presse de lancement a eu lieu le 21 janvier dernier à Lyon pour présenter nos axes de campagne et notre liste conduite par Myriam Combet, conseillère régionale. Myriam est secrétaire à la mairie de Chambéry.
Son expérience est évidemment un atout précieux pour dénoncer les égarements du conseil régional sortant : précarisation des personnels des régions, distribution de 15 millions de crédit d’investissements pour les lycées privés dans le budget 2010, mise en concurrence et logique du marché pour les organismes de formation...
Cette région industrielle n’est pas épargnée par la crise, les licenciements ou le chômage partiel, c’est pourquoi nous réclamons le remboursement des subventions accordées aux entreprises qui licencient. Nous voulons l’arrêt des subventions aux entreprises privées notamment par le biais des pôles de compétitivité qui se développent sur notre territoire : l’argent public pour les services publics !
Un autre axe de campagne sera la gratuité des transports de proximité dans un contexte régional de vétusté et d’insuffisance du réseau : des investissements lourds sont en effet indispensables pour désengorger plusieurs goulets d’étranglement et répondre aux besoins, tant en matière de fret que de transport de voyageurs.
La région Rhône-Alpes est au cœur des problématiques écologiques car, outre sa position stratégique en matière de transport routiers, elle souffre de l’omniprésence d’industries chimiques, pétrolières mais aussi nucléaires qui ont des répercussions sur l’ensemble du territoire, même les secteurs les plus ruraux comme la Drôme et l’Ardèche. La plaine de l’Ain voit, quant à elle, son capital en eau se dégrader et se réduire de plus en plus à cause de monocultures intensives menées depuis des années. Nous réclamons des débats publics contradictoires et des référendums pour que la population puisse décider des grands investissements, faire des choix de production et contrôler la sécurité des sites industriels et nucléaires. Nous avons besoin d’un retour à une agriculture paysanne, nourricière et de proximité, et de la création de débouchés locaux comme par exemple les cantines des établissements scolaires aujourd’hui gérées par des entreprises privées.
Cette campagne présente donc de nombreux enjeux écologiques et sociaux pour notre région, il faut tout changer et ne rien lâcher !
Catherine Faivre d’Arcier

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