Quelle que soit la viande c’est le capitalisme qui est vraiment indigeste

Le scandale autour de la viande dans les plats cuisinés ne se situe pas essentiellement autour du débat viande de cheval - viande de bœuf. Il révèle les conditions de fabrication des plats et plus généralement de la production agricole dans un système économique qui ne garantit que le profit. On assiste à une cascade de sous-traitants répartis sur toute l’Europe, pour assurer le profit maximum en jouant sur les écarts de prix, pour échapper aux réglementations, ce qui permet à tous de se défausser et à personne d’être responsable.

Le NPA dénonce cette logique de rentabilité qui touche tout le monde, et ce jusque dans nos assiettes. Il est temps que la production agricole soit rendue aux paysans qui doivent pouvoir vivre de leur travail, avec des circuits courts,  supprimant  les intermédiaires qui s’engraissent sur le dos des producteurs et des consommateurs tout en polluant la planète par des échanges qui n’ont pas lieu d’être. Il est aussi plus que temps que les consommateurs exercent le contrôle sur la nourriture produite, par le renforcement du rôle des associations, alors que l’on voit que tout est fait pour les tromper.

Cette logique mène non seulement à la malbouffe mais à la baisse des revenus des petits producteurs, au réchauffement climatique et aux escroqueries dont l’affaire Spanghero n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Montreuil, le 15 février 2013

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