Paris anticapitaliste, c’est parti !

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Hidalgo et NKM font la une des médias. Pourtant, les classes populaires parisiennes n’ont rien à attendre de ces deux candidates de l’austérité, de la surenchère sécuritaire et anti-Rom ou encore du Paris « bobo » et bourgeois qu’elles nous proposent. Le NPA présente des listes anticapitalistes contre le gouvernement et la municipalité Delanoë-Hidalgo.

Ces listes sont conduites par Antoine Pelletier et Isabelle Foucher. La municipalité sortante PS-EELV-FdG applique la même politique que le gouvernement Hollande-Ayrault : précarité dans les services municipaux, dégraissage d’agents contractuels, délégations de services publics (dans la petite enfance par exemple), multiplication des partenariats public-privé, défense de la réforme sur les rythmes scolaires…
Rien n’a été fait contre la spéculation immobilière et l’augmentation des loyers, pour la gratuité des transports en commun. Rien non plus pour les étudiants obligés de bosser pour payer — et bien souvent rater — leurs études dans l’une des villes les plus chères du monde. Pas plus pour la santé où la mairie ne s’oppose en rien aux fermetures d’hôpitaux !
Dans cette situation, le Front de gauche s’est divisé. Suite au vote serré de ses adhérents, le PCF a choisi de fusionner avec le PS dès le premier tour. Il reconduit ainsi son accord de cogestion préférant sauver ses élus plutôt que de se démarquer du gouvernement. Le NPA a rencontré le PG, la GA et les Alternatifs qui ont fait un choix différent. Ils restent cependant dans la logique de l’ « autonomie conquérante » : faire le plus gros score au premier tour pour négocier au mieux un accord avec le PS au second.
Pour les anticapitalistes, ces élections ont un enjeu local et national : faire entendre l’opposition la plus résolue au gouvernement et à la municipalité. C’est pour cela que le NPA présente ses listes, indépendantes du PS au premier comme au second tour.

Rendre Paris aux classes populaires, vite un plan d’urgence anticapitaliste !
Avec 1,7 million de salariés et plus de 320 000 étudiants, Paris est largement fréquentée par les classes populaires. Pourtant il devient de plus en plus difficile d’y habiter. Les loyers exorbitants poussent les travailleurs et les jeunes à vivre dans l’insalubrité ou loin de Paris avec des temps de transports infernaux. 
Le NPA avance la réquisition des logements vides. Il y en a 137 000 à Paris. Les récupérer permettrait de loger toutes les familles en attente d’un logement social et d’en finir avec la spéculation. Il faut baisser les loyers de 20 %, les bloquer à ce niveau et construire massivement des logements sociaux. C’est ce que défend l’association Droit au logement qui campe actuellement sur la place de la République.
Le NPA défendra aussi l’arrêt immédiat des fermetures d’hôpitaux (Hôtel Dieu, Bluets…), un revenu minimum de 1 700 euros, l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires, l’interdiction du travail du dimanche dans le commerce, l’embauche de personnels dans les crèches municipales, le droit de vote des étrangers, la fin de la chasse aux Roms…
Ce plan d’urgence anticapitaliste s’articule aux luttes quotidiennes. Cette campagne municipale est aussi l’occasion pour le NPA de mettre en avant la nécessité de faire converger les mobilisations vers un affrontement avec ce gouvernement. C’est le chemin qu’ont commencé à tracer les travailleurs bretons contre les licenciements, les professeurEs des écoles parisiens pour l’abrogation de la réforme sur les rythmes scolaires ou encore les lycéens contre les expulsions de sans-papiers.

Yann Cézard et Sylvain Pyro

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