Non à la transphobie d’Etat

La 15e marche du collectif Existrans à rassemblé plus de 2 000 personnes à Paris entre Bastille et Hôtel-de-Ville ce samedi 1er octobre. Les personnes trans, leurs soutiens dont de nombreuses associations LGBTI ont dénoncé la transphobie d’État qui persiste en France alors même que des avancées ont lieu dans plusieurs pays européen ; une dénonciation à laquelle s’associe le NPA.

Les personnes trans continuent en effet de devoir en passer par des psychiatres afin de faire reconnaître leur identité ; l’obtention de papiers en conformité avec son genre reste très difficile et l’État impose une stérilisation forcée, une véritable violation des corps, en contradiction avec le droit de disposer de son corps. Cela conduit de nombreuses personnes trans dans une situation de grande précarité, lorsqu’elles se voient refuser un emploi, un logement ou lorsqu’elles ne peuvent pas faire valoir leurs droits dans les services publics.

Les trans étrangerEs que l’État refuse de considérer comme des réfugiéEs même s’ils-elles fuient des pays hostiles à leur identité sont particulièrement vulnérables. Ainsi les personnes étrangères séropositives sont susceptibles d’être expulsées sous prétexte que des médicaments sont accessibles dans leur pays. Mais il s’agit là d’une hypocrisie criminelle quand on sait que dans le même temps, les laboratoires Novartis traînent le gouvernement indien devant les tribunaux pour l’empécher de produire des médicaments génériques.

La transphobie d’État s’appuie également sur des organismes internationaux, comme l’OMS, qui considèrent toujours la transidentité comme une maladie. C’est pourquoi le collectif Existrans soutient la campagne internationale pour la « dépathologisation des identités trans » (STP2012*) qui exige le retrait du trouble d’identité de genre de la nomenclature des maladies. Comme le souligne le collectif « Ce ne sont pas nos identités qui nous rendent malades et précaires mais la transphobie d’État ! »

*Stop Trans Pathologization 2012

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