Mourir au travail.

La campagne des régionales fut un moment privilégié pour échanger des témoignages avec celles et ceux que nous avons rencontrés au rythme des réunions. Au fil de ces échanges, une préoccupation majeure semblait partagée par la plupart des personnes en activité : la transformation progressive, parfois brutale, de leurs conditions de travail traduite par des cadences accrues, des objectifs intenables, une surveillance généralisée et un envahissement progressif de leur vie privée via les dossiers que l’on emporte chez soi et les nouvelles technologies qui font éclater le temps réglementaire de travail. Au même moment, on apprenait le nombre de suicides chez France Télécom. Le harcèlement au travail se révélait être une nouvelle technique de management des « ressources humaines ».
À Pau et dans les Pyrénées-Atlantiques, entreprises et administrations ont souvent recours aux mêmes méthodes : management par la peur, division des personnels, salaires au mérite, humiliations, mobilités forcées, entraves au droit syndical, politique du chiffre... Le secteur public n’est pas en reste : Poste, hôpitaux, collèges et lycées, Pôle emploi. Les collectivités territoriales gérées par la « gauche » non plus : à la mairie de Pau, même les syndicats les plus modérés dénoncent les nouvelles méthodes de management du personnel mises en place par la municipalité PS-PCF-Verts.
Pierre Baron, sociologue et spécialiste des questions de santé au travail, animera une réunion publique le 24 juin à 20h30, salle 501 du complexe de la République à Pau.

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