Les gens "ne croient pas en Hollande, veulent faire tomber Sarkozy" (Poutou, NPA)

    TOULOUSE, 20 oct 2011 (AFP) - Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, a estimé jeudi que "la plupart des gens ne croient pas en Hollande, ils veulent juste faire tomber Sarkozy", à propos des sondages qui donnent le candidat socialiste largement vainqueur du président sortant.
  Interrogé avant un meeting à la faculté du Mirail de Toulouse qui a rassemblé une centaine de personnes, le candidat du NPA a déclaré : "Hollande tout le monde le fabrique, une machine s'est mise en place pour dire c'est le plus crédible, et dans un contexte où il n'y a pas de lutte sociale, où on ne se sent pas assez fort pour se battre, on se dit que pour se débarrasser de Sarkozy on va voter Hollande".
  "Après il y aura un troisième tour des luttes sociales, en opposition au nouveau gouvernement qui fera grosso modo ce que les Socialistes font aujourd'hui en Grèce, il n'y a pas d'illusion", a estimé l'ouvrier de l'usine automobile de Blanquefort (Gironde).
  "Peut-être qu'on fera très peu aux élections et Hollande fera peut-être 60% mais (...) il n'y a pas d'espoir porté par le parti socialiste", a ajouté celui qui n'est crédité que de 0% à 1% des intentions de vote.
  "Dans trois mois, cela peut complètement changer, peut-être qu'il y aura une grosse révolte et que le NPA aura 6% voire 10% en raison du climat social", a ajouté Philippe Poutou.
  M. Poutou a réaffirmé sa ligne d'indépendance à l'égard du Front de Gauche alors qu'une autre partie du NPA est favorable à la poursuite des discussions avec le Front de gauche.
  Le candidat a souligné que l'unité se fait dans les combats sociaux mais qu'il "subsiste une divergence assez fondamentale avec le Front de gauche : son lien avec le parti socialiste, et le gouvernement d'union de la gauche qui peut en sortir (...) alors qu'en Europe, des peuples sont en train de trinquer sous les coups des partis socialistes".
  Philippe Poutou a indiqué que le NPA espérait bien gagner la bataille des 500 signatures d'élus nécessaires pour participer à l'élection présidentielle.
"On a galéré tout le temps, encore en 2007. On sait qu'on va serrer les fesses jusqu'en février, c'est notre cap, notre premier tour à nous", a-t-il souligné.
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