Les folles conditions de travail.

En 2010, l’Agence régionale de santé de Franche-Comté a prélevé près de 40 000 euros sur le budget de fonctionnement du centre hospitalier spécialisé (CHS) de Novillars (Doubs) au titre « d’efforts d’économie », sur un budget déjà notoirement insuffisant. Le sous-effectif y est devenu endémique. La direction ne remplace plus les arrêts de maladie, voire les congés de maternité. Aucune unité ne peut fonctionner correctement. Les cadres rappellent les agents sur repos, et faute de temps pour entretenir les relations humaines élémentaires avec les patients en psychiatrie, ce sont les murs qui soignent et, bien souvent, les médicaments qui assomment ! Cet été, la direction et les médecins ont décidé de fermer une unité d’admission. Mais plus de la moitié des lits de cette unité fermée a été répartie sur d’autres unités restées ouvertes. Résultat : des lits installés à la hâte, des chambres d’isolement qui se transforment en chambres « normales » et des équipes qui prient pour n’avoir aucun patient à isoler. C’est le soin au petit bonheur la chance. Tout cela, plus de 40 agents sont allés le dire le 25 juin, en envahissant le Conseil de surveillance de l’hôpital. Pendant plus d’une heure, les salariés ont dit ce qu’ils avaient sur le cœur à la direction, au représentant des médecins, à celui des usagers et aux éluEs socialistes qui avouaient leur impuissance...
L’été est déjà chaud.

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