Les comités en action ! Fête de l'huma à Lorient et le F-Haine à Digne

Lorient (56) Fête de l’Humanité : Les 30 novembre et 1er décembre s’est tenue la 22e fête de l’Humanité Bretagne. Notre porte-parole Christine Poupin a donc débattu avec Philippe Noguès, député socialiste, et Pierre Laurent. La fête s’est déroulée dans un climat particulier : les socialistes et les écologistes au pouvoir ; la révolte de la Basse-Bretagne ; les « accords » de compétitivité imposé par Renault à la Fonderie de Bretagne ; la grève reconductible des salariés de cette entreprise ; les licenciements massifs à PSA-Rennes… Christine Poupin a rappelé qu’il était nécessaire de construire une opposition de gauche, d’interdire les licenciements et de soutenir la lutte légitime des Bonnets rouges. Philippe Noguès s’est fait huer par une délégation de la fonderie de Bretagne. L’animateur du débat a interrompu l’intervention de Pierre Le Ménahes, porte-parole du NPA du pays de Lorient, contre la présence de Noguès un fervent partisan des accords compétitivité à la Fonderie de Bretagne… Ces tensions montrent dans quelles impasses et contradictions stratégiques et idéologiques se retrouvent l’ensemble des forces du Front de gauche qui ne sait plus s’ils sont dans la nouvelle majorité ou dans l’opposition, qui voit la mobilisation du pôle ouvrier en Basse-Bretagne lui échapper et qu’il n’a que les états-généraux sur la fiscalité à proposer à la colère bretonne.

Digne (04) « Bien vivre sans F-Haine »
Le FN mène une offensive politique sur le département. À Digne, ils ont récupéré une conseillère municipale UMP et le local de l’UMP, que Marine Le Pen inaugurait ce vendredi 29 novembre.
Avec le NPA, AL, Voie prolétarienne, Radio Zinzine, rejoint par Sud Éducation, Solidaires, EÉLV et une association locale, la riposte s’est organisée. Sans les syndicats et le FdG sous le prétexte stupide que « cela leur ferait de la publicité »…
Le Jour J, la foule s’est rassemblée : 300 selon la police, plutôt entre 400 et 500, avec beaucoup de jeunes. Un succès, qui a poussé une partie des jeunes à franchir les 100 mètres qui nous séparaient du FN. Ce face-à-face « chaud bouillant » a duré une bonne heure, une manif survoltée, où nous avons retrouvé des militants politiques et syndicaux, des vieux, des jeunes filles issues de l’immigration, touTEs reprenant les slogans anti-fascistes à 5 mètres de la porte d’entrée du local… Un grand moment de solidarité, porteur d’espoir.
Ainsi, une poignée de militants peut transformer toute apparition de Marine Le Pen en désastre. Un Ras l’Front est en train de se créer.

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