Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en ordre de marche pour mobiliser et « alerter les électeurs »

mercredi 24.02.2010, 10:12 - NICOLAS BLANDIN
Cambrésiens de la liste NPA : Thérèse-Marie Cardon, Serge Pralat, Benoît Maréchal et Jean Konieczka.

Dans cette campagne régionale, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) d'Olivier Besancenot ne veut pas faire de la figuration. ...  Bien au contraire. Ses candidats vont sillonner les arrondissements pour développer leurs thèmes de campagne et présenter leurs candidats locaux. La semaine dernière, ils étaient à l'hôtel de ville de Cambrai pour parler de leurs combats.


Derrière leur tête de liste et figure de proue, Pascale Montel, ouvrière de la métallurgie, ils entendent bien faire mieux que les 7,5 % récoltés aux européennes dans la région. « On a maintenant plus de maturité », constate Jean Koniecza.  L'un des thèmes de prédilection, c'est le financement de la région. « Elle est sous tutelle gouvernementale. L'État lui doit pourtant 289 millions d'euros avec les différents transferts de compétences. » L'argent est bien le nerf de la guerre pour le NPA, qui demande donc un contrôle accentué du peuple sur les finances et l'investissement, citant l'exemple du grand stade et les subventions aux entreprises. « À l'image de l'hôtel de région, un investissement somptuaire, les électeurs ne sont pas consultés. En Suisse, un pays qui n'est pas vraiment socialiste, on utilise la votation pour les grandes décisions. Il faut du contrôle, dans la politique comme dans les entreprises », souligne Benoît Maréchal.


Autre cheval de bataille : le logement. « À Caudry, on va détruire 120 logements mais on n'en construira que 44 nouveaux, alors que l'on manque de logements sociaux », remarque Jean Konieczka.
Dans les causes de mécontentement, le NPA s'insurge des rémunérations des élus et du manque de diversité sociale dans leurs rangs. « Assemblée nationale, Sénat, Région, communes et intercommunalités... Ce sont les mêmes qui cumulent. Ces élus ne peuvent se mettre dans la peau d'un RMIste ou d'un jeune sans emploi car ils ne connaissent pas ces difficultés. Il faut changer de classe politique et pour cela baisser leurs rémunération s », constate un Douaisien, Guillaume Pirierros.


Précarité, santé, retraites, service public... Les thèmes de ces régionales collent à l'actualité nationale et internationale. Thérèse-Marie Cardon souligne « la fin d'une justice indépendante avec la suppression du juge d'instruction. Les politiques assurent juste leur protection ! » Pour Serge Pralat : « La crise est liée à la rétention de capitaux. La valeur travail est en train de chuter. Un chiffre : 25 % des richesses produites dans le monde sont le fait de 200 multinationales qui emploient seulement 0,5 % de la population. » Pour Jean Konieczka : « Sept millions de travailleurs pauvres, c'est insoutenable. L'homme est devenu une variable d'ajustement. Les grandes mobilisations sociales, c'est en 2010 ! »


POUR EN SAVOIR PLUS
Les candidats du Cambrésis:
Jean Konieczka, 18e, médiateur en recherche d'emploi.
Thérèse-Marie Cardon, 25e, professeur d'arts plastiques à Landrecies et syndicaliste CGT.
Serge Pralat, 58e, professeur de philosophie à Caudry.
Benoît Maréchal, 74e, professeur d'histoire-géographie à Caudry, syndicaliste CGT.

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