Le chômage désespère, le chômage tue

Le NPA exprime sa colère et son indignation devant le terrible drame du chômeur de 42 ans qui s'est immolé, hier, à Nantes après avoir appris que faute d'avoir déclaré à Pôle Emploi une activité salariée effectuée fin 2012, il devait rembourser les allocations perçues et se retrouver sans droits.

A Mantes la Jolie, le 8 août, un homme de 51 ans s’était lui aussi immolé dans les locaux de la caisse d’allocations familiales. Aujourd’hui le taux de suicide des privés d’emploi est 6 fois supérieur au reste de la population.

Comment ne pas voir dans ces drames la mise en accusation de tout un système, d'une violence sociale qui broie les plus affaiblis, les poussent aux actes les plus désespérés.

"Nous devons lutter contre le chômage, nous devons montrer que nous sommes capables d'être une nation solidaire" a eu le culot de déclarer François Hollande comme s'il n'était pas responsable, lui et son gouvernement, du renoncement à s’opposer aux plans patronaux au nom de la course à la compétitivité, ce qui génère licenciements, chômage, précarité, et insécurité sociale. La seule solidarité, digne de ce nom, ce serait de partager le travail entre toutes et tous pour garantir à chacun un emploi et un revenu décent. Et la dignité. Mais pour cela il faudrait oser s'en prendre aux intérêts des financiers, des riches, des gros actionnaires et non s'y soumettre.

Montreuil, le 14 février 2013

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