La Défense (92) : un « rouge » à la tête du centre d’affaires ?

Wall Street et la City ont-ils lieu de s’en réjouir ou de s’inquiéter ? La Défense, leur principal concurrent en Europe continentale, est tombé entre les mains des « rouges »…

Non sans arrière-­pensées, car un candidat PS leur aurait plu davantage, les 6 représentants des ministères au conseil d’administration de l’Epadesa, l’organisme qui gère le centre d’affaires, ont joint leurs voix à celles des 4 élus de gauche pour porter à sa présidence le maire de Nanterre, Patrick Jarry, ancien membre du PCF, candidat à sa réélection à la mairie sous l’étiquette Gauche citoyenne.
Déjà postulant en 2009, il avait été battu par la maire UMP de Puteaux qui s’était présentée à la place de Jean Sarkozy, qui avait dû retirer sa candidature au vu du tollé provoqué, y compris dans son camp, par cette évidente manifestation de népotisme.

Consensuel
Dans le cadre du renouveau de la Défense voulu par Sarkozy, l’Epadesa reconstitue l’Epad initial (créé en 1958 par De Gaulle), d’où Nanterre avait été retirée en 2000 par Jospin et Gayssot pour constituer l’Epasa (Établissement public d’aménagement Seine Arche) que le PCF puis la Gauche citoyenne ont loyalement géré sans dédaigner les partenariats public-privé...
De toute façon, le gros du pouvoir sera exercé par le directeur-général, l’ancien préfet sarkozyste de la région PACA Hugues Parant. Patrick Jarry a déjà obtenu précédemment que la Défense ne s’étende pas sur Nanterre, défend la dissolution de l’Epadesa, et souhaite qu’il y ait davantage de logements entre les tours de bureaux. Il est par ailleurs pour 2 ans président de la communauté d’agglomération du Mont-Valérien, qui unit dans le consensus Nanterre et les villes UMP de Rueil et Suresnes.
Il ne devrait donc pas y avoir des soviets partout dans les sièges sociaux des banques, de Total et d’Areva mais, à défaut, une liste NPA aux municipales à Nanterre !

Le comité NPA de Nanterre-ville

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