Intérêts économiques au Congo

Total, premier investisseur du Congo-Brazzaville, en est aussi le principal extracteur pétrolier, avec un profit par baril des plus compétitifs (grâce à son soutien, dès 1997, du régime du président Nguesso, réélu « officiellement » ce mois-ci).

En 2008, la production congolaise de Total a augmenté de 35%. Le groupe Bolloré, présent au Congo-Brazzaville depuis près de 50 ans, vient d’obtenir la gestion du port autonome de Pointe-Noire. Il prévoit d’y investir 570 millions d’euros et de rénover la voie ferrée qui relie Brazzaville à Pointe-Noire.

Lors du voyage de Nicolas Sarkozy à Brazzaville, en mars dernier, l’Agence française de développement (AFD) a annoncé un prêt de près de 30 millions d’euros pour les travaux d’aménagement du port. Quant à BNP Paribas, elle s’est déjà illustrée en accordant des prêts, en contrepartie de rentes sur le pétrole (notamment sous le règne de Nguesso).

Le 1er février, le journaliste Bruno Jacquet Ossebi décédait, suite à l’incendie de sa maison, après avoir révélé l’imminence d’un prêt gagé de la BNP Paribas à la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), de 100 millions d’euros. Il devait aussi se constituer partie civile dans l'affaire de corruption des « Biens mal acquis ».

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