Identitaires bretons : boire et déboires.

Depuis deux ans, les Identitaires tentent de s’implanter en Bretagne depuis leur propriété de Guerlesquin. L’an dernier, ils voulaient récupérer le 1er Mai en organisant une manifestation à Landivisiau. Résultat : après des péripéties administratives, ils ont manifesté (à une petite cinquantaine, pour toute la France)… sur dix bons mètres. En face, 300 antifascistes les faisaient remonter dans leur car.
Cette année, ils restent dans leurs murs : le 30 avril, une journée est programmée avec conférence, concert et repas. Et, catastrophe… la bière a failli être absente ! Leur fournisseur refusait d’honorer leur commande après s’être renseigné à la suite de remarques de clients. Face aux menaces de poursuites judiciaires la brasserie a dû céder, mais la prise de conscience est salutaire.
En Bretagne, leur stratégie se veut discrète. Les Identitaires se présentent comme une association écolo promouvant la culture bretonne. Mais ce vernis de respectabilité se craquelle rapidement : agression de promeneurs lors de l’inauguration de leur maison, autocollants anti-immigrés et perturbation de cercle du silence, slogan fasciste (en italien) pour conclure un communiqué de presse, hommage à l’abbé Perrot, sympathisant nazi, et au Bezen perrot (milice nazie de nationalistes bretons).
Néanmoins, aux récentes élections cantonales, ils ont présenté deux candidats à Rosporden et Fouesnant sur un programme explicitement d’extrême droite. À Rosporden, ils ont raflé les voix de celle-ci ainsi que celles de l’UMP (absent à ce scrutin) réalisant un score de 15,52 %.

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