Grèce : coup de force contre le droit de grève !

On le savait : le gouvernement de la « troïka intérieure », avec comme Premier ministre le dirigeant de la droite, le nationaliste Samaras, épaulé par le Pasok et Dimar, scission droitière du Synaspismos, est en place pour imposer à tout prix les mesures de misère voulues par la bourgeoisie européenne. D'où une répression sauvage contre les manifestations, des scénarios mal ficelés d'intervention contre tout ce qui bouge à gauche, et donc actuellement une campagne d'intox massive contre les travailleurEs du métro athénien. Ceux-ci osent refuser de voir baisser encore leurs rémunérations (ce qui se traduit par : « ils veulent garder leurs privilèges » !) et ont lancé une grève de plus de 8 jours. Après avoir fait déclarer illégale la grève, Samaras et Cie ont décrété la réquisition des travailleurEs du métro, mesure réservée au temps de guerre ou de risque sanitaire pour la population, avec menace de licenciements pour les réfractaires.
Face à cette mesure anticonstitutionnelle, la solidarité s'organise : grève dans les autres transports et manifs de soutien. Mais la direction confédérale de GSEE 
ne tient pas à aller trop loin, dans une situation qui lui échappe. Ainsi, le secrétaire du syndicat du métro, présent sur les listes d'Antarsya aux dernières législatives, fait partie de ces milliers de syndicalistes autrefois membres des courants syndicaux du Pasok et qui évoluent aujourd'hui massivement à gauche.
Organiser la défense démocratique du droit de grève et la solidarité pour la victoire des revendications des grévistes prend donc un caractère urgent. Le 31 janvier, le secteur public grec est appelé à la grève de solidarité par leur fédération Adedy.
A. Sartzekis

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