Georges Ibrahim Abdallah : le gouvernement opposé à sa libération

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Une fois encore dans le dossier Georges Abdallah, l’État français nous démontre sa servilité envers l’administration US et ses amis israéliens. À peine le tribunal d’application des peines avait-il prononcé le 21 novembre son expulsion vers le Liban, ce que Georges souhaite depuis de nombreuses années, que le Parquet, c’est-à-dire le représentant du gouvernement, faisait appel de la décision. C’est ce même gouvernement qui, la semaine précédente, accueillait en grande pompe le criminel de guerre Nétanyahu, quelques jours avant la nouvelle agression de l’armée sioniste sur le peuple de Gaza…
Le plus ancien prisonnier politique en France
En 28 ans de détention ans dans les prisons françaises, Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste révolutionnaire libanais a gardé intact ses convictions politiques et son engagement solidaire au côté des peuples en lutte, et tout particulièrement au côté du peuple palestinien. Il aurait pu sortir de prison depuis longtemps s’il avait fait acte de repentance et de soumission. Ce que lui reprochent les autorités françaises à la botte des États-Unis, c’est d’affirmer qu’aujourd’hui encore, si son pays était de nouveau occupé par une armée étrangère, il serait toujours, avec ses moyens, un opposant résolu. 
On était en droit de penser que la nouvelle garde des sceaux, connue pour ses anciens engagements anticolonialistes, résisterait aux pressions internationales, et qu’elle serait sensible aux derniers éléments apparus dans le dossier, tel la « confession » d’Yves Bonnet, ancien chef des services secrets (DGSE) qui admet lui-même que la France n’avait pas respecté sa parole dans l’affaire Abdallah et qu’il devrait être libéré depuis longtemps... Il n’en est rien. Aujourd’hui Georges Abdallah est le plus ancien prisonnier politique en France. Il est détenu à Lannemezan, non à Guantanamo ! 
Il en va donc de notre responsabilité collective que la mobilisation se développe. De nombreux rassemblements, manifestations, pauses de banderoles, ont eu lieu au cours des derniers mois. Il faut intensifier cette campagne. C’est pourquoi le collectif pour sa libération appelle les associations et organisations anti-impérialistes à multiplier les actions pour exiger sa libération immédiate et sans conditions.
Alain Pojolat

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