Déclaration d'Olivier Besancenot. Le 19 mars ne peut rester sans lendemain.

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La journée de grève générale du jeudi 19 mars a été un succès plus important encore que celle du 29 janvier.

Le soir même, François Fillon a envoyé un bras d'honneur à 3 millions de manifestants en maintenant le cap d'une politique qui ne sait trouver des dizaines de milliards que pour les responsables de la crise et qui répond aux grévistes, aux manifestants que les caisses sont vides quand il s'agit d'emploi ou de salaires.

Un tel succès populaire et une telle provocation gouvernementale mérite mieux que l'annonce d'une nouvelle réunion des organisations syndicales le 30 mars.

Pour que les conflits de Continental, Fulmen ou Goodyear, entre autres, aboutissent, pour que les luttes, dans l'éducation, la santé, à la Poste et dans les services publics, soient victorieuses, il est temps que l'ensemble de la gauche sociale, syndicale et politique, indique le cap d'une mobilisation d'ensemble des salariés et de la jeunesse.

24 heures de grève et de manifestation ne suffiront pas à faire plier le gouvernement et le patronat. Pour interdire les licenciements, pour augmenter les salaires et faire baisser les prix, seule une grève générale prolongée pourra permettre à nos revendications d'aboutir.

Le 20 mars 2009.

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