CPN : nous donner les moyens de notre politique

Ce Conseil politique national du NPA s’est tenu samedi 16 et dimanche 17 novembre alors que la fronde sociale fait tache d’huile dans le pays : révolte bretonne, luttes contre les licenciements, mobilisations contre la réforme des rythmes scolaires...

Le mécontentement pointe partout face à un pouvoir discrédité. « Cela crée une situation instable de crise chronique, de tensions politiques et sociales […] Les reculs et défaites, l’absence de perspectives et d’alternative crédible du point de vue du mouvement ouvrier laisse les mains libres à la démagogie réactionnaire de la droite et du FN. » La tâche de l’heure est  de contribuer à la convergence des révoltes et mobilisations pour changer le rapport de forces et construire une opposition politique à ce gouvernement. Le recul rend cette tâche difficile mais les points d’appui ne manquent pas. « Les mobilisations de la jeunesse, contre les licenciements, les rythmes scolaires, sont autant de cadres pour faire connaître nos idées, aider à la construction des luttes… 
La préparation des élections municipales aussi […] Nous voulons convaincre de l’utilité qu’il y ait des listes d’opposition au gouvernement, qui refusent tout accord avec le PS au premier comme  second tour, et soient de véritables porte-parole des travailleurs et des classes populaires contre les politiques d’austérité […]Cette bataille est aussi une bataille de relance et de construction du NPA pour accueillir celles et ceux qui, à nouveau, regardent vers nous, redéployer notre activité et bien sûr réussir la campagne financière. 
Ces tâches de construction seront au cœur de la rencontre nationale des comités, avant la rencontre privé-public en janvier, une échéance importante pour développer notre intervention sur les lieux de travail » est-il écrit dans la résolution politique adoptée par 59 % du CPN.
La nécessité de développer notre intervention dans la jeunesse, en priorité dans les lycées et, pour cela, d’en faire une préoccupation de l’ensemble du NPA et pas du seul secteur jeune, a été l’objet d’une discussion particulière à l’occasion du compte rendu de la Conférence nationale jeune.
Nous avons également discuté de notre attitude par rapport à la manifestation du 1er décembre initiée par Jean-Luc Mélenchon (voir article en page 2). 

Convergences et désaccords
Si un large accord s’est dégagé sur l’analyse de la situation et l’essentiel des tâches, notamment avec ce qui a été fait en Bretagne, les points de divergences se sont centrés autour de la question de notre politique à l’égard du Front de gauche tant à propos des municipales, des mobilisations que de l’opposition au gouvernement. Ces désaccords se sont exprimés dans une deuxième résolution minoritaire.
Une motion sur notre politique dans la lutte contre la réforme des rythmes scolaires a été votée à la quasi-unanimité ainsi qu’une motion sur notre campagne financière (voir ci-contre).
Nous avons fait le point sur l’état d’avancement de nos listes pour les élections municipales.  Le chantier est ouvert, mais il est encore trop tôt pour faire un bilan précis tant sur les listes unitaires, le plus souvent avec des sections locales du Parti de gauche, que sur les listes présentées ou soutenues par le NPA seul. Nos listes seront des listes d’opposition pleinement indépendantes des partis gouvernementaux au premier comme au second tour. Cette orientation claire rendait inutile, aux yeux de la majorité, le fait de préciser que nous étions opposés à d’hypothétiques fusions dites techniques ou démocratiques au second tour.
En conclusion, un CPN paradoxal qui a dégagé de larges accords au moment où les animateurs de la position Y discutent de se constituer en courant. Le souci de nous donner les moyens de faire face à une situation sociale politique difficile mais ouvrant de nouvelles possibilités en est probablement la cause…

Yvan Lemaitre

Motion sur la campagne financière
« Lors du précédent CPN, nous nous étions fixé l’objectif intermédiaire de 200 000 euros pour début novembre. Un point d’étape où nous devions solliciter notre milieu proche, nous-mêmes militantEs, et toutes celles et ceux qui donnent chaque année. Nous ne sommes parvenus qu’à la moitié de l’objectif avec quelques 95 000 euros remontés à ce jour. Mais surtout il n’y a qu’environ 600 dons, certains venant de sympathisantEs, alors que nous sommes plus de 2 000 militantEs. 
L’heure n’est donc point aux satisfecit mais au rebond. […] Malgré le chiffre peu satisfaisant nous n’étions jamais parvenus à collecter une telle somme à cette période de l’année, et le rythme hebdomadaire, certes pas encore satisfaisant, continue de croître chaque semaine. Pour autant, l’enjeu financier est cette année bien supérieur et demande un effort supplémentaire. 
Notre campagne financière s’adresse très largement autour de nous à tout le milieu militant, à toutes celles et ceux qui ont de la sympathie pour nous. Elle doit être présente dans toutes nos interventions sur les entreprises, les marchés ou les facs, lors de nos diffs de tracts, meetings.
L’intervention du NPA dans les mobilisations en cours et à venir a un coût financier. Le CPN réaffirme qu’au-delà de l’enjeu que représente la participation du parti aux échéances électorales de 2014, notre capacité à intervenir dans la lutte des classes, l’utilité fondamentale de notre parti, dépend aussi de notre capacité à réunir des fonds à la hauteur de nos ambitions. C’est aussi le prix de notre indépendance politique.
Dans les prochaines semaines, nous devons y consacrer toute notre énergie. Il appartient  à l’ensemble des camarades du CPN comme des directions locales de tout faire pour assurer la réussite de notre campagne financière. »

Pour plus d’informations, nous pour nous aider : http://npa2009.org/souscription  

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