Conférence et meeting de la gauche anticapitaliste à Strasbourg

A l’occasion du contre sommet de l’OTAN s’est tenue, à l’invitation du NPA, une nouvelle conférence de la gauche anticapitaliste européenne.

Etaient représentées : Le « Bloco de Esquerda »du Portugal, « Izquierda Anticapitalista » de l’Etat espagnol », « Sinistra critica » d’Italie,« Syriza »  et « Antartsia » de Grèce, le « Parti Polonais du travail »,l’ « ISL » et le « RSB » d’Allemagne, la « Gauche Anticapitaliste » et le « Mouvement pour le Socialisme » de Suisse, la « LCR » et le « PSL » de Belgique, le « SWP » de Grande Bretagne, le « Socialistiska Partiet » de Suède. 
« L’Interventionistische Linke » d’ Allemagne, le « Pore » d’Espagne, le « SP » de Grande  Bretagne et le « SSP d’Ecosse » , n’ont pu participer à la réunion et ont envoyé des messages de solidarité.

Cette conférence a discuté de la situation internationale et des prochaines élections européennes. Elle a dénoncé l’imposture du G20 qui prétend «organiser un nouvel ordre mondial » et insisté pour « déconstruire » toutes les annonces des grandes puissances du FMI. Elle a marqué une approche commune des participants sur le lien unissant les deux évènements de la semaine : le G20 et le sommet de l’OTAN, qui constituent deux des dispositifs essentiels de la domination impérialiste mondiale. 

« Ce n’est pas aux peuples de payer la crise, c’est aux capitalistes ! Reprenant ce slogan de toutes les manifestations, la conférence a  adopté une déclaration qui met l’accent sur toutes les revendications et objectifs d’un « Plan d’urgence social, écologique, démocratique ». Lutte contre les licenciements, pour des augmentations de salaires, pour la défense des services publics e de la protection sociale, pour l’harmonisation des droits sociaux par le haut, pour l’éradication des paradis fiscaux et la mise sur pied d’un service bancaire et financier public unifié sous contrôle populaire. Elle a aussi montré que pour s’attaquer vraiment à la crise, pour définir de « nouvelles régulations », il faut s’attaquer au noyau dur du capitalisme, imposer une nouvelle répartition des richesses et prendre des mesures d’incursion dans la propriété capitaliste.

La conférence a aussi fait aussi un tour sur les résistances sociales à la crise dans chaque pays, d’où se dégage une situation contradictoire : journée de grèves nationales en Grèce, Portugal, Italie ,France, mobilisations de secteurs du mouvement syndical en Allemagne , grèves en Grande Bretagne mais aussi acceptation voire peur de la crise, où les ouvriers, sous la pression du patronat et de la bureaucratie syndicale, comme à la Seat en Espagne acceptent, par référendum de bloquer leur salaires. La crise renforce par ailleurs, dans des pays comme l’Italie ou l’Angleterre des réactions nationalistes ou xénophobes. Enfin, rappelant que la politique de la gauche anticapitaliste, rejetait tout soutien ou participation à des coalitions sociales libérales avec les PS et le centre gauche, toutes les organisations ont décidé, pour les prochaines élections européennes, de renforcer leurs lien et de participer à des initiatives et meetings communs. Le premier meeting de la gauche anticapitaliste européenne, où chaque organisation est intervenue, s’étant tenu à Strasbourg devant plus de 800 personnes !


 

 

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