Comuniqué du NPA. Jafar Panahi, cinéaste iranien, condamné au silence.

La cour d'appel vient de confirmer la lourde sentence prononcée contre Jafar Panahi en 2010 : 6 ans de prison et 20 ans d'interdiction d'exercer son métier.

Il avait été poursuivi, officiellement, pour « activité contre la sécurité nationale et propagande contre le régime ». Mais, en fait, le pouvoir iranien voulait le condamner parce que Jafar Panahi comptait faire un film sur les troubles en Iran consécutifs à la réélection contestée d'Ahmadinejad.

C'est la privation de liberté et le baillon pour ce célèbre cinéaste reconnu dans le monde entier.

Le NPA tient à apporter à Jafar Panahi tout son soutien et proteste énergiquement contre cette intolérable entrave à la liberté d'expression et de création.

En effet, si Mohammad Rassoulof, autre cinéaste condamné en 2010, a vu sa peine réduite à 1 an de prison, six autres réalisateurs sont actuellement emprisonnés depuis quelques semaines.

Le régime iranien tente par tous les moyens d'étouffer la liberté d'expression et toutes les libertés démocratiques.

Le NPA apporte sa totale solidarité à tous-tes les opposant-E-s qui résistent à la dictature ainsi qu'aux artistes cinéastes auxquels le pouvoir en place tente de confisquer toute liberté de création.

Le 18 octobre 2011.

 

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