Comparution devant le tribunal de Quimper de deux défenseurs de l’Hôpital de Carhaix.

Ce ne sont pas des criminels qui comparaissaient le 8 avril devant la justice, à Quimper, mais deux résistants qui ont tout simplement refusé d’accepter l’inacceptable. Sans leur combat militant, sans la saine révolte de la population de Carhaix, il n’y aurait plus aujourd’hui ni maternité ni chirurgie dans l’hôpital de leur ville. D’autant moins criminels que, dans son jugement du 25 juin 2008, le tribunal administratif de Rennes avait donné raison aux Carhaisiennes et aux Carhaisiens en ordonnant la réouverture des services fermés.
Le ministère public a éprouvé bien des difficultés pour étayer une accusation fondé sur un dossier vide, qui ne tient pas debout, qui ne se base que sur des suppositions selon lesquelles lorsqu’on est présent à une manifestation où des pneus brûlent, on est susceptible d’avoir allumé le feu !
Les copains sont sortis de la salle du tribunal sous les applaudissements après que la juge a annoncé que le délibéré sera rendu le 27 mai à 13h30. Malheureusement, les logiques exclusivement financières du capitalisme font que le combat n’est fini, ni à Carhaix, ni à Pont-l’Abbé, ni à Douarnenez, ni ailleurs.
Ce sont tous nos services publics de proximité (santé, éducation, poste…) qui sont partout sacrifiés.
Aujourd’hui, au soutien de résistants comme les deux citoyens en lutte qui comparaissaient, demain auprès de tous ceux qui se lèvent contre les diktats de l’État sarkoziste, le NPA est prêt à pousser à nouveau la catapulte, symbole du combat victorieux de Carhaix et de sa population.

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