Communiqué du NPA. Un transport nucléaire à danger maximum.

Un transport maritime doit convoyer, cette semaine, du combustible nucléaire MOX, mélange de plutonium et d'uranium, de Cherbourg vers le Japon. Ce n'est pas la première fois qu'une telle expédition, à très haut danger, est organisée.

Un semblable voyage avait, déjà, eu lieu en 2001, mais, les quantités transportées, d'abord par la route pour rallier La Hague puis Cherbourg, puis par bateaux étaient sans commune mesure avec celles qu'Areva réexpédie aujourd'hui au Japon.

C'est l'équivalent de 225 bombes nucléaires, issu de 1,8 tonne de plutonium, qui va traverser les mers, à la merci de n'importe quel incident, acte malveillant ou de tout autre agissement débouchant sur un accroissement de la prolifération nucléaire. Malgré les dénégations du lobby nucléaire, mettant en doute la possibilité de recycler ce plutonium pour fabriquer des bombes, cette éventualité n'est absolument pas écartée par « l'Agence internationale de l'énergie atomique »qui estime que le « MOX peut être directement utilisé pour fabriquer des bombes nucléaires ».

Le NPA dénonce les apprentis sorciers du lobby nucléaire qui font courir un risque maximum, aux populations et à la planète en transportant des déchets nucléaires qui sont autant de matière fissibles. Ce genre de voyage, sans doute rentable d'un point de vue comptable, pour ses promoteurs, doit cesser.

Le 3 mars 2009.

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