Communiqué du NPA. Non aux suppressions de postes à l'AP-HP.

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) est dans la ligne de mire des massacreurs du service public hospitalier. Alors que Claude Evin (PS) est directeur de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France et J.M. Le Guen (PS), président du conseil d'administration de l'AP-HP, les restructurations et regroupements de service devraient faire passer le nombre des hôpitaux de 37 à 12 entrainant d'ici 2012 la suppression de 3 à 4000 postes.

A l'hôpital, comme dans la fonction publique, c'est le dogme du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite qui va être de mise, comme vient de l'annoncer Roselyne Bachelot, ministre de la santé.

C'est le droit à la santé pour tous, les conditions d'accueil aux urgences, dans les hôpitaux pour les malades qui sont remis en cause, avec les délais d'attente qui s'allongent considérablement et le forfait hospitalier qui ne cesse d'augmenter, passant de 16 à 18 euros au 1er janvier dernier.

Cette réforme comptable de l'hôpital public inévitablement va ouvrir de nouveaux espaces de profits pour les cliniques privées.

Le NPA réaffirme son exigence du droit à la santé et de la gratuité des soins pour tous.

Même si le plan de restructuration de l'AP-HP ne sera formellement adopté qu'en juin prochain, élections régionales obligent, il est clair que des coupes sombres sont déjà décidées et qu'une mobilisation vigoureuse et sur la durée des personnels hospitaliers et des associations de malades sont indispensables pour faire échec à cette entreprise de destruction du service public hospitalier.

Le 13 février 2010

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