Communiqué du NPA. Luc Chatel, ministre du bricolage "éducatif".

« Décréter la mobilisation générale » pour justifier l'appel à des enseignants retraités ou des étudiants non formés afin de remplacer les enseignants absents c'est ce qui s'appelle un sabotage en règle du système éducatif.

Il est pédagogiquement irresponsable d'envoyer des personnels non formés devant des classes et par là même de faire croire que enseigner est un métier qui peut s'exercer sans préparation.

La destruction de la formation des futurs professeurs, à l'oeuvre depuis plusieurs années et qui arrive à son terme avec la mastérisation, et la suppression massives de postes, par dizaines de milliers, année après année, se conjuguent pour fragiliser au maximum le service public d'éducation.

Aussi bien dans le 1er degré que dans les collèges et lycées, les exemples de professeurs en congé non remplacés se multiplient, si bien que plusieurs parents ont déposé des plaintes devant des tribunaux.

Contre cette politique de destruction massive que mènent le gouvernement Sarkozy et son actuel ministre de l'éducation, depuis début février des grèves et des manifestations se sont multipliés, notamment dans l'académie de Créteil, en Ile-de-France, mais pas seulement.

Le 12 mars, une grève nationale est appelée par les organisation syndicales enseignantes contre les suppressions d'emplois, les réformes en cours, la mastérisation de la formation.
Le NPA sera partie prenante de cette journée de mobilisation.
Contre la gravité des attaques, il faudra que le 12 mars soit une rampe de lancement vers une reconduction de la mobilisation contre les réformes du gouvernement, le développement de l'emploi précaire, les 16 000 suppressions de postes prévues en 2010 et pour la création de tous les postes nécessaires pour un service public de l'éducation de qualité.

Le 9 mars 2010.

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.