Communiqué du NPA. Justice et vérité pour les victimes d'AZF.

Au bout de huit longues années, le procès de la catastrophe d'AZF s'ouvre enfin.En 2001, 31 personnes y ont laissé leur vie, trente mille logements et des centaines d'entreprises ont été détruits ou endommagés par cette catastrophe industrielle et écologique qui a mis en exergue le danger de faire cohabiter une population avec des entreprises à risque.

 

 

Des dizaines de milliers d'habitants ont été secoués, traumatisés, marqués à jamais dans leur corps et leur esprit par le souffle de l'explosion.Dans le box des accusés, ne figureront que l'ex-directeur de l'usine et la filiale de Total, la société GrandeParoisse. .
Tout au long de ces années, les experts ont livré bataille pour faire valider telle ou telle hypothèse. Un moment, celle d'un attentat a même été évoqué, en écho à l'attaque du 11 septembre aux Etats-Unis.L'hypothèse retenue d'une explosion accidentelle liée à un stockage inapproprié de matières réactives les unes par rapport aux autres permet de cantonner la responsabilité au responsable de l'usine en poste à l'époque.L'expérience de catastrophes industrielles et écologiques antérieures montrent que les grosses sociétés, les donneurs d'ordres tentent par tous les moyens de dégager leur responsabilité. Ainsi, le groupe Total et son ex-PDG ont échappé à la mise en examen. C'est un scandale que dénonce le NPA. Ce ne sont pas les 2 milliards d'euros d'indemnités versés qui peuvent les faire échapper à l'examen de leur responsabilité.De longs mois de procès attendent les 18 000 victimes qui se sont portées parties civiles. Le NPA sera attentif au fait que la responsabilité de Total soit examinée et que la vérité et la justice soient rendues aux victimes.

Le 23 février 2009.

 

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