Communiqué du NPA. Copenhague : échec annoncé.

A l’ouverture du sommet international sur les changements climatiques, nous pouvons déjà estimer que les négociations internationales sont un échec.

Echec pour le climat d’abord. Alors que la prudence nécessite de fixer une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre pour les pays les plus riches, aucun objectif chiffré commun n’est proposé, et que ce soit du coté de l’Union Européenne ou des Etats-Unis, les objectifs affichés sont bien loin d’être à la hauteur des enjeux.

Echec pour les peuples et les salarié-e-s ensuite. En effet, les politiques antisociales déjà à l’œuvre risquent de s’accentuer après le sommet de Copenhague, puisque il s’agit désormais de donner la priorité aux fausses solutions qui ouvrent un boulevard au marché des droits à polluer et à la taxe carbone. Malgré la crise que connait la finance, c’est un nouveau bien commun de l’humanité qu'il s’agit aujourd’hui de privatiser et de marchandiser. L’échec du marché de carbone européen n’a pas suffit aux apprentis sorciers du climat qui veulent désormais l’étendre à la planète entière. En France la taxe carbone est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire : taxer les consommateurs mais pas les entreprises, sans envisager les transformations structurelles dans le domaine énergétique.

Les peuples du Sud, premiers menacés, voient également leurs biens marchandisés, notamment les forêts qui deviennent un nouvel objectif pour le marché carbone.

Enfin, les fonds d’adaptation destinés aux pays du Sud pour faire face aux changements climatiques, sont également l’objet d’âpres négociations, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International se verraient bien gérer cette nouvelle manne financière.

 Et pourtant l’espoir existe bel et bien. Les mobilisations populaires sur l’ensemble de la planète se sont multipliées ces dernières semaines, exigeant des changements profonds dans les politiques et les négociations actuelles. Le sommet alternatif qui se déroule parallèlement au sommet des Nations Unies à Copenhague sera l’occasion de faire converger ces mobilisations qui appellent à « changer le système, pas le climat ».

La manifestation du 12 décembre à Copenhague, à laquelle participeront le NPA et son porte-parole Olivier Besancenot, peut devenir le départ d’un mouvement durable pour l’urgence climatique et la justice sociale.

 Le 7décembre 2009.

 

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