Communiqué du NPA. Chiffres du chômage : des statistiques en trompe l'oeil.

Pas de quoi plastronner pour Xavier Bertrand, le ministre du travail. Il faut des loupes déformantes pour voir dans les chiffres des demandeurs d'emploi publié pour le mois de mars « un signal fort de sortie de crise ».

Si le nombre de chômeurs inscrits dans la catégorie A a régressé au mois de mars de 21 100 par rapport au mois précédent, soit, - 0,8%, il reste en augmentation de 0,7% sur 1 an.

Cette tendance à la hausse est, hélas, confirmé si on prend en compte l'ensemble des catégories de demandeurs d'emploi.

Selon les chiffres officiels, il y a, en mars 2011, plus de 4, 3 millions de chômeurs, en incluant les départements d'outre-mer, soit 3,8% d'augementation.

Le ministère du travail insiste sur la diminution du chômage chez les jeunes, sauf que bien souvent ce ne sont que des CDD, des emplois précaires qui leur sont proposés.

Les seniors et les chômeurs de longue durée continuent à payer cher la crise du capitalisme et leur nombre s'accroît d'une année sur l'autre.
Le prix de la reprise des profits pour les actionnaires ce sont les délocalisations, les suppressions d'emploi, le développement de l'emploi précaire sous différentes formes.

Le fléau du chômage va continue à peser lourd sur les conditions de travail et les salaires car c'est une des recettes du capitalisme pour maintenir les salariés sous la pression des patrons, surtout en période de crise.

L'urgence d'une alternative anticapitaliste pour lutter contre la misère se fait sentir. Contre le chômage, il faut réduire le temps de travail à 32 heures hebdomadaires, sans annualisation, ni flexibilité et avec les embauches correspondantes.

Le 28 avril 2011.

 

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