Communiqué du NPA. Aurore Martin ne doit pas être extradée.

En rejetant le recours de la militante basque Aurore Martin, la Cour de Cassation vient d’ouvrir la voie à son extradition vers l’Espagne. Le gouvernement français a désormais 10 jours pour mettre à exécution cette décision.

Le 9 novembre, le tribunal de Pau avait validé le mandat d’arrêt européen délivré contre cette citoyenne française qui est accusée de « participation à une organisation terroriste ». C’est en réalité son engagement politique au sein de l’organisation indépendantiste Batasuna (illégale en Espagne mais autorisée en France) qui est criminalisée, les faits incriminés étant la participation à une conférence de presse et un meeting sur le territoire espagnol entre 2005 et 2008.

Dans le cadre d’une large mobilisation de la population au Pays basque français, de très nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives ainsi que des élus ont apporté leur soutien à la militante dénonçant le caractère politique du mandat d’arrêt qui constitue une atteinte grave aux libertés individuelles.

En livrant une de ses ressortissantes à la justice espagnole d’exception, les autorités françaises créeraient un dangereux précédent sur le plan des droits civils et politiques élémentaires. Elles fragiliseraient par ailleurs le processus de résolution démocratique du conflit au Pays basque qui s’est ouvert ces derniers mois.

Il est encore temps d’empêcher l’irréparable. Le NPA appelle l’ensemble de la gauche politique et sociale à se mobiliser pour exiger qu’Aurore Martin ne soit pas extradée.

Le 17 décembre 2010.

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