Communiqué du NPA 13. Assez d’acharnement : liberté pour Jean Marc Rouillan.

 

Aujourd’hui, le Parquet Antiterroriste de Paris a fait une nouvelle fois preuve d’un acharnement judiciaire et politique abominable contre notre camarade Jean Marc Rouillan. Alors qu’il aurait du tout naturellement bénéficier d’un régime de liberté conditionnelle à partir du 20 Mai, la décision de faire appel, ainsi que l’écho médiatique dont bénéficie le parquet a de quoi nous interroger! 25 ans de prison, un emploi en CDI, un engagement militant, le respect de sa mise sous silence pendant un an … que faut il de plus au parquet pour foutre la paix à notre camarade? Peut être l’objectif de cette nouvelle attaque est d’enfermer un militant d’extrême gauche, un de plus, dans le silence ad vitam eternam? Sûrement. Qui pourrait croire, comme l’entendait le parquet il y a cinq ans, que Jean Marc, 60 ans, et ses ex camarades d’Action Directe, pourraient reprendre les armes?

En vérité, cette nouvelle action judiciaire, en plus de priver de liberté et de parole un militant d’extrême gauche, possède une lourde portée politique. Le spectre de la lutte armée revient en force sur une scène politico médiatique qu’il n’avait jamais vraiment quitté. Musulmans, extrême gauche, l’État de Sarkozy met tout en œuvre pour attiser la peur et la haine et justifier des régimes judiciaires d’exception, des descentes de flics à l’aveugle ainsi qu’un arsenal d’ensemble de criminalisation des opprimés et de ceux qui contestent leur pouvoir.

Loin de nous faire peur, ni de nous faire taire, ce nouvel acharnement nous donne une nouvelle fois des raisons de lutter contre ce système capitaliste et son arsenal répressif et sécuritaire. Nous assurons bien évidemment notre camarade Jean Marc Rouillan du soutien de l’ensemble du NPA et mettrons rapidement en place notre propre arsenal: celui de la solidarité, de la justice et de la liberté! Le NPA exige la libération immédiate et sans condition de Jean Marc Rouillan.

Le 17 avril 2012.


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