Astek (06) : Où est le (manque de) respect ?

Entre mars et juin 2013, quatre journées de manifestations et de grèves se sont tenues à Astek Sud-Est. Pour le respect des droits, des augmentations salariales, ainsi que la gestion des carrières et des salariéEs.

Astek Sud-Est est le second employeur de la technopôle de Sophia Antipolis (06) avec ses 750 salariéEs. Le Directeur général, Platano, avait choisi de ne pas s'exprimer devant les salariéEs, mais plutôt de convoquer deux représentants du personnel à un entretien préalable à licenciement.
De nombreux échos dans les médias, le soutien d'élus deValbonne, des Alpes-Maritimes et de la région PACA invitaient aussi la direction à entamer un dialogue social et non à taper sur les représentants du personnel. Les entretiens préalables eurent lieu mais, réalisant qu'elle arrivait avec un dossier totalement creux, la direction abandonnait les licenciements envisagés et envoyait de simples rappels à l'ordre.

"Platano escroc" !

En juin 2013, la direction remet le couvert et tente de faire condamner deux représentants du personnel pour injure publique. L'injure, ce sont les slogans criés par les manifestants au printemps dernier : si des manifestantEs crient "Platano escroc", c'est une injure. C'est un délire ridicule, et nous attendons bien que la justice le lui fasse savoir.
Mardi 3 septembre, à l'occasion de la première audience au tribunal correctionnel de Grasse, Solidaires Informatique appelait les salariéEs du Groupe Astek ainsi que toutes celles et tous ceux qui veulent témoigner de leur solidarité à se rassembler devant les agences de Sophia et Boulogne (92). UniEs, nous devons montrer notre détermination à porter nos revendications, sans accepter que les représentants du personnel soient des cibles.

Correspondant

 

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