Retrait des États-Unis de l’accord de Paris : ni rire, ni pleurer, lutter pour la justice climatique !

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Conformément à sa démagogie nationaliste et climato-négationniste, Trump dénonce l’accord sur le climat conclu à Paris fin 2015 lors de la COP21. Il annule toutes les mesures décidées par les États-Unis en application de cet accord et se retire du Fond Vert pour le Climat.

Rien de bien surprenant, il n’avait eu de cesse de dire tout le mal qu’il pense de l’accord : un complot contre les États-Unis qui entraînerait selon lui la perte de 2,7 millions d’emplois !

La hargne de Trump ne fait pas de l’accord de Paris un bon accord, efficace pour lutter contre le changement climatiques et ses conséquences dramatiques en particulier pour les populations les plus pauvre. En effet la somme des engagements des différents pays sur leurs contributions nationales à la réduction des émissions de gaz à effet de serre est loin du compte et conduit à un réchauffement de plus de 3 °C d’ici 2100.

Mais cet accord a au moins un avantage, celui d’acter un objectif : « rester bien au-dessous de 2°C d’augmentation de la température moyenne de la Terre, et chercher à ne pas dépasser 1,5°C ». Remettre en cause l’objectif est une fuite en avant grave et inquiétante qui ne saurait être minimisée.

Aux gouvernements qui se drapent dans l’accord de Paris, à commencer par le gouvernement français, nous devons imposer une augmentation radicale des objectifs de réduction des émissions pour atteindre l’objectif des 1,5°C : La sortie des énergies fossiles et du nucléaire, 100 % d’énergies renouvelables dans un service public décentralisé, une agriculture paysanne écologique, des transports collectifs publics et gratuits et la réduction drastique du transport des marchandises, l’abandon des grands projets inutiles et destructeurs comme celui de Notre-Dame-des-Landes.

Montreuil, le 3 juin 2017