Ni sélectionnés, ni privilégiés : A la SNCF, comme à l'université, le train des réformes ne passera pas !

Macron a décidé de passer une vitesse. Pour commencer 2018, le gouvernement s'est attaqué aux étudiants et aux lycéens avec la loi Vidal et la réforme Blanquer. Le "plan étudiant" de Macron qui promet d'accroitre les inégalités d'accès à l'université et de mettre en place un sélection généralisée a déclenché un début de mobilisation dans plusieurs universités. Une mobilisation qui est concentrée sur certaines universités - Toulouse le Mirail, Paris 1, Rennes 2, Paris 4, Nanterre - et a gagné en superficie à la rentrée des vacances d'hiver - Montpellier, Poitiers. Dans l'éducation nationale, la réforme Blanquer du lycée et du bac n'est pas non plus bien passée suite à l'annonce de la mise en place d'un "bac local" et du projet d'un lycée "à la carte".
 
A peine ces deux chantiers enclenchés dans l'éducation, début février le gouvernement a sorti le rapport Spinetta commandé quelques mois plutôt. La sortie du rapport a fait l'effet d'une bombe. Parmi les 45 propositions du rapport : la suppression du statut cheminot, la supression des "petites lignes" pas rentables... Edouard Philippe a fini par donner le coup d'envoi de la réforme à la SNCF en confirmant la fin du statut cheminot ainsi que la volonté d'aller vers la libéralisation et l'ouverture à la concurrence du rail... et cela à coups d'ordonnnances s'il le faut !
 
Sur ce , les syndicats cheminots ont décidé de se joindre à la manifestation du 22 mars appelée par le fonction publique. Plan étudiants, réforme Blanquer, réforme de la SNCF... Toutes ces contre-réformes viennent s'attaquer à l'université et l'école publique ainsi qu'au service public du rail que les gouvernements successifs ont laissé se dégrader avec toujours moins de moyens budgétaires et humains. Après qu'ait été menée une vraie stratégie du pourrissement, le gouvernement actuel, comme les précédents, défend ses politiques de privatisation et libéralisation. D'un côté, ils veulent privatiser l'université, sélectionner les étudiants en laissant de nombreux sur le carreau et exposant les jeunes à plus de précarité, de l'autre casser le statut cheminot et la fonction publique pour pouvoir ensuite faire ce qu'ils veulent des salariés. Etudiants, lycéens, cheminots, salariés, nous ne voulons pas être de la chair à patron !
 
Le 22 mars prochain, alors que l'on célèbre les 50 ans de mai 1968, devrait être le début d'un mouvement des cheminots, des étudiants et enseignants, de la fonction publique dans son ensemble. Le début d'un tous et toutes ensemble pour que le train des réformes de Macron ne passe pas. Le NPA jeunes soutiendra tout mouvement qui a pour but le retrait de ces réformes du gouvernement !
 

Le Bureau du NPA Jeunes

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