Agression d'un syndicaliste à Nanterre par l'extrême droite. À force de réprimer les militants, Balaudé laboure le terrain aux réactionnaires !

Communiqué du NPA Nanterre

Le NPA apporte toute sa solidarité au militant de l'UNEF agressé par l'extrême droite à la gare de Nanterre-Université lundi 4 novembre dans la soirée.
Depuis la rentrée universitaire, l'organisation d'extrême droite la « Cocarde étudiante » cherche à s'implanter à Nanterre. Tout en masquant (mal) son discours raciste, sexiste et homophobe, elle essaye de se faire passer pour une organisation respectable, défendant les étudiants contre les « blocages », c'est-à-dire les mouvements sociaux qui défendent l'accès de toutes et tous à une université de qualité.
Mais sous ces dehors, elle a déjà agressé un militant de l'UNEF et du NPA, Selim le 16 octobre dernier. Le lendemain, jour d'élections étudiantes, ses militants sont revenus à la fac avec à leurs côtés leurs amis des « Zouaves », des adeptes de la violence la plus brutale.
Le lundi 4 novembre, ces mêmes Zouaves sont venus distribuer à la gare de Nanterre un tract menaçant les « gauchistes », nommant notamment le NPA, l'UNEF ou encore l'Action antifasciste Paris-banlieue. Ayant repéré un militant syndical qui se trouvait seul, ils l'ont alors passé à tabac, jusqu'à ce que les personnes présentes sur le lieu viennent s'interposer, ce qui a provoqué leur fuite.
Le climat délétère qui règne en France, l'islamophobie débridée qui s'exprime dans les médias, la stigmatisation des immigrés affichée par le gouvernement, la répression tous azimuts des mouvements sociaux sont autant d'éléments qui donnent confiance à l'extrême droite.
Localement, à Nanterre, c'est le relai direct de la politique gouvernementale, le président Jean-François Balaudé, qui fait de même. Non content d'appliquer avec zèle la sélection à l'université, en refusant des centaines d'étudiants et d'étudiantes, il s'acharne sur des militants syndicaux qui soutiennent les sans-facs. Quatre d'entre eux, Ayoub, Barth, Selim et Victor, se voient interdits d'accès à l'enceinte de l'université et trois d'entre eux ont même reçu des convocations au commissariat !
Voilà exactement ce que l'extrême droite demande : une fac fermée aux classes populaires, aux immigrés et aux militants et militantes du mouvement social ! La politique du président de l'université de Nanterre ouvre le champ aux agissements de ces organisations d'extrême droite.
Le NPA exige la levée de l'interdiction, l'abandon de toutes les poursuites judiciaires et disciplinaires pour les militants et l'ouverture de négociations pour régler les derniers cas d'étudiants et d'étudiantes sans inscription.
Nous appelons dans les prochains jour à la mobilisation la plus large et unitaire, afin de combattre à la fois les organisations d’extrême droite dans nos universités et les mesures antisociales et répressives qui leur permettent de se construire. Le NPA Jeunes Nanterre-Université participera à la réunion unitaire des organisations syndicales, politiques et associatives de Nanterre prévue ce mercredi 6 novembre.
Nanterre, le 6 novembre 2019

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