Santé

Le Premier ministre Jean Castex prévient ne pas croire au « consensus mou » et prétend conclure le Ségur de la Santé dans les jours qui viennent et régler « à court terme » le dossier des retraites.

Nous étions environ 150 présentEs le 24 juin, pour soutenir notre camarade Philippe, lors du 1er conseil de discipline contre les lanceurs d’alerte du centre hospitalier du Rouvray, coupables du « crime » d’avoir dénoncé une scandaleuse circulaire de la direction.
L’ampleur de la mobilisation du 16 juin a traduit l’exaspération des personnels hospitaliers et de leurs soutiens. Le pouvoir a compris qu’il ne pouvait continuer à jouer la montre au « Ségur de la santé ».
Entretien. Fethi Bretel, 41 ans, est psychiatre en exercice depuis 2007. Praticien hospitalier, en disponibilité du centre hospitalier du Rouvray depuis 2016, il exerce comme salarié à temps partiel dans un hôpital de jour privé.
La grève nationale du 16 juin dans le cadre de la mobilisation des personnels soignants a été massivement suivie sur l’hôpital psy de Bégard (22).
Le mardi 16 juin était dans la tête de tous les hospitalierEs. Cela faisait longtemps qu’ils et elles voulaient déconfiner leur colère et la crier à la face du gouvernement, après tous leurs efforts pour sauver des vies et rester en vie !
Les dizaines de milliards dépensés par l’État à l’occasion de la crise du coronavirus ne seront pas financés par une hausse des impôts.
Le « Ségur » de la santé, qui s’est ouvert le 25 mai, est l’occasion de discuter de tout… sauf des revendications des personnels hospitaliers.
Aux hôpitaux de Saint-Denis (93), nous « sortons » à peine de la crise du COVID, mais comme ailleurs nous subissons toujours une crise de nos conditions de travail et de vie.
Le 16 juin, les organisations et collectifs de soignants·e·s appellent à manifester pour la défense de l’hôpital public. 

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