Féminisme

Ils n’ont pas peur du ridicule, les réacs anti PMA : ni dans leurs argumentaires ni dans le chiffre annoncé de participants à leur manifestation du dimanche 6 octobre (600 000 !). Et ils pourraient presque nous faire rire si leur discours restait sans conséquence.

Retour sur l'année 2018, qui aura confirmé deux choses : la tendance mondiale au développement des luttes féministes par en bas et la multiplication des remises en cause directes et indirectes par les États des droits des femmes et des LGBTI
L’organisation internationale du travail (OIT) vient de publier un rapport sur les salaires dans le monde. En 2017, la croissance des salaires est tombée à son rythme le plus bas depuis 2008, et reste bien inférieure aux niveaux atteints avant la crise financière mondiale.
Le mouvement féministe connaît un renouveau sur la scène internationale, en particulier en Amérique latine mais aussi en Europe, caractérisé par son auto-organisation (assemblées générales de quartiers et de ville) et ses moyens d’action, notamment la grève.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, pour un fait aussi grave qu’un viol, la plupart des victimes ne portent pas plainte et, même lorsqu’elles le font, il est très peu probable que leur agresseur soit condamné.
Une enquête menée par France terre d’asile entre novembre 2017 et mai 2018 dénonce les violences auxquelles sont exposées les femmes réfugiées et demandeuses d’asile quand elles arrivent en France.
En Europe aussi les choses bougent, les femmes se mobilisent de manière massive et dans de nombreux pays, contre les violences, mais aussi pour le droit à l’avortement…
En Amérique latine, une lame de fond féministe est en plein développement. Elle s’est construite ces dernières années dans la lutte contre les violences, en particulier les féminicides.Du Mexique à l’Argentine
254 viols ou tentatives de viol par jour en France, une femme qui meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son (ex)conjoint, un tiers des femmes harcelées au travail… Les violences sexistes et sexuelles sont un phénomène massif. 
Le 26 mai en Irlande, 66,4 % des votant·e·s ont défié la campagne obscurantiste de l’Eglise catholique et des groupes « pro-vie », en décidant que la vie du fœtus ne prime pas sur celle de la mère. Les Irlandaises pourront désormais décider si et quand elles veulent avoir un enfant.

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