Vincent Peillon a récemment annoncé deux mesures pour l'éducation prioritaire : des heures de cours en moins pour les enseignantEs, et l'augmentation de l'indemnité mensuelle. Le dirigeants du SNES et du SNUipp, majoritaires dans l'enseignement, ont crié victoire au lieu de dénoncer les...

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Alors que nous sommes dans la troisième semaine de la réouverture des écoles et des collèges, le matraquage médiatique bat son plein pour affirmer, à l’unisson du ministre, que tout se passerait très bien, qu’élèves et enseignantEs seraient même ravis de se retrouver.

Le confinement est tombé dans une situation de luttes éparses mais généralisées dans les universités.
En plein confinement, un arrêté vient d’être publié au Journal officiel
C’est en plein confinement que les enseignants du premier degré ont pris connaissance d’un projet de carte scolaire sanglant pour la rentrée de septembre 2020. La direction académique des Hauts-de-Seine prévoit de fermer plus de 200 classes contre une centaine d’ouvertures !
Les E3C, cela n’a pas été seulement du travail en plus quasiment non payé (0,86 cent la copie…) et imposé par la hiérarchie coûte que coûte, voire en réprimant (25 lycéenEs au moins en garde à vue pour des blocus en Île-de-France, 9 enseignantEs menacés de sanctions en Gironde…).
La DGESCO (direction générale de l’enseignement scolaire) vient d’annoncer de nouvelles directives adressées aux écoles : l’élargissement de l’accueil des enfants de nouveaux personnels «affectés aux missions d’aide sociale à l’enfance», recouvrant les assistant-es de service social, techniciens
Ce texte a été écrit par des lycéenEs ayant participé activement aux dernières mobilisations, notamment contre la réforme du bac et les les E3C. Ils et elles témoignent de la situation dans les lycées dans le contexte de la crise du coronavirus. 
Une fermeture des universités qui a eu lieu dans un contexte explosif
L’annonce de la fermeture des universités par Macron le 12 mars est tombée une semaine seulement après la mobilisation d’ampleur du 5 mars dans l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR).
Depuis deux semaines, si les cours, sous une forme ou sous une autre, ont pu continuer, ce n’est sûrement pas grâce à Blanquer, mais grâce à la bonne volonté des lycéenEs et des profs.
Contrairement à ce qu’a prétendu Jean-Michel Blanquer, la fermeture des écoles n’avait pas du tout été anticipée, tant sur le plan technique que pédagogique.

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