Vincent Peillon a récemment annoncé deux mesures pour l'éducation prioritaire : des heures de cours en moins pour les enseignantEs, et l'augmentation de l'indemnité mensuelle. Le dirigeants du SNES et du SNUipp, majoritaires dans l'enseignement, ont crié victoire au lieu de dénoncer les...

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Blanquer a eu un gros coup de chaud, et pas à cause de la canicule de juin. Après avoir voulu passer en force sur la mise en œuvre de ses réformes (dans la voie générale et professionnelle) en jetant une pagaille généralisée, il a fait le choix de passer en force sur les examens.

On aurait aimé qu’après – notamment – la tragédie du Bataclan, la détestable métaphore selon laquelle les grévistes prendraient les usagerEs « en otage » soit définitivement reléguée aux oubliettes.
150 à 200 enseignantEs se sont réuniEs mercredi 3 juillet devant le rectorat de Créteil pour répondre aux attaques du recteur Auverlot, relayées par une scandaleuse campagne de presse.
Vendredi 5 juillet, jour de publication des résultats du bac, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer se félicitait dans les médias que le « chaos » ait été évité. Une bravade de cour d’école, largement démentie par les retours du terrain.
Entretien. Alors qu’un mouvement inédit de grève des examens s’est organisé dans l’Éducation nationale, et que se pose désormais la question de la rétention des notes, nous avons rencontré Célestine, professeure des école
Malgré les apparences, l’actualité de la mobilisation dans l’éducation nationale n’a pas fondu sous les effets de la canicule. C’est pourtant ce qu’aimerait le ministère, qui polarise toutes ses interventions sur la lutte contre la canicule, sans crainte du ridicule.
De réformes en réformes, de plan d’économie en restrictions budgétaires, l’enseignement supérieur et la recherche en France s’installent toujours un peu plus dans la précarité systémique des personnels et le manque de moyens.
Le 17 juin au matin, début des épreuves du bac, le ministre Blanquer oscillait entre les menaces voilées en dénonçant « une grève pas très acceptable » et le mode « même pas mal »  en prétendant que malgré la grève, « les épreuves vont se passer normalement ». 
Rien n’y fait.
Les appels à la grève des examens sont le résultat d’une année de mobilisations ininterrompues dans l’ensemble de l’éducation mais décalées et désynchronisées entre les différents secteurs du 1er et second degré, collèges et lycées généraux et technologiques ou professio

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