Antiracisme

C’est pourtant une région plutôt gangrenée par le Front national où domine la droite la plus réactionnaire.

« Vu la situation à Paris, on s’attend à revenir dans pas longtemps ». Nous sommes le 16 décembre à Saint-Denis. Et c’est un CRS qui parle.
À l’issue d’un procès tenu sous haute surveillance policière, les frères d’Adama Traoré, assassiné par les gendarmes le 16 juillet dernier, se sont vus infliger des peines de prison ferme : 8 mois pour Bagui qui passera Noël en prison, et 3 pour Youssouf.
La politique (anti)migratoire est un choix politique fait par les pouvoirs en place et tous les partis dominants. C’est un choix lourd de conséquences tant pour les migrantEs qu’il humilie et qu’il tue que pour la société dans son ensemble qu’il modèle.
La première réunion publique de cette rentrée s’est tenue jeudi 17 novembre au bar le Lieu-Dit.
L’arrivée dans le village de l’Eure d’une dizaine de migrants afghans chassés de Calais devait permettre au FN de faire un coup politique : porte à porte et pétition pendant plusieurs jours, préparation d’un rassemblement avec des élus régionaux, dont Nicolas Bay, devant la mairie.
Le jour s’est levé sur Paris sans que nous y prenions garde. Cela fait au moins cinq heures, peut-être six que se déroule l’opération de démantèlement des campements de migrantEs ce vendredi 4 novembre autour des métros Stalingrad et Jaurès.
Les autorités (préfecture, gouvernement, mairie) et les associations qui y ont collaboré (France terre d’asile et Emmaüs) se sont félicitées de l’opération de démantèlement des campements parisiens du vendredi 4 novembre.
Samedi 5 novembre, sur la place Félix-Baret en face de la préfecture se tenait une manifestation en présence du maire FN du 13e secteur, Stéphane Ravier, et de quelque 80 autres personnes, contre l’accueil de migrantEs.

Pages

S'abonner à Antiracisme