Antifascisme

À propos de la nouvelle revue de Michel Onfray, « Front populaire ».

Entretien. À l’occasion de la sortie de son livre la Possibilité du fascisme (éditions la Découverte), nous avons rencontré Ugo Palheta. 
D’Ugo Palheta. La Découverte, 2018, 276 pages, 17 euros.
Le 5 juin 2013, Clément Méric, 18 ans, militant à l’AFA et à Solidaires étudiant-e-s, tombait sous les coups de fascistes dans les rues de Paris.
La dimension violente couplée aux querelles d’égo des petits chefs rend incontrôlables, par un FN en quête de respectabilité, les groupes. D’autant que ces franges radicales ne témoignent pas forcément de la sympathie politique pour Marine Le Pen.
Chambéry fait partie des quatre villes françaises dans lesquelles le Bastion social a ouvert un local.
Le principal danger des structures du type « Bastion social » est sécuritaire. Presque à chaque fois, les villes qui ont vu éclore des « bastions sociaux » ont subi des violences d’extrême droite, véritables signaux avant-coureurs.
Les mobilisations dans les universités polarisent le milieu étudiant et focalisent l’attention des médias. La proximité dans une même enceinte de groupes politiques opposés crée parfois des étincelles. Sans remonter jusqu’aux années 1960, voire 1930, on en trouve des exemples.
Pour agir, l’extrême droite a besoin d’être structurée. La présence d’un local militant est un point d’appui. Dans ce contexte, l’activisme du « Bastion social » pourrait apparaître comme un élément de recomposition.
Ces derniers jours, les provocations et agressions de groupes d’extrême droite contre des étudiantEs et lycéenEs mobilisés contre la sélection à l’université se sont multipliées : à Montpellier (22 mars), Lille (26 mars), Strasbourg (28 mars)… Des attaques qui font suite à la violente

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