Yemen

Depuis 2015, Mohamed Ben Salman, MBS, « l’homme fort » de l’Arabie saoudite, mène une sale guerre au Yémen. 

"Je  me retirerai, je me retirerai, mais surtout ne m’y poussez pas !" C’est à cela que se résume, approximativement, le discours tenu depuis plusieurs semaines par le président yéménite Ali Abdallah Saleh.
C’est une de ces nouvelles qui annoncent de graves problèmes et des « troubles ». Vendredi 23 septembre, à la surprise de la plupart des acteurs et observateurs, le président yéménite Ali Abdallah Saleh – au pouvoir sans interruption depuis 1979 –, est rentré dans son pays.
La situation de blocage politique dans lequel se trouve actuellement le Yémen ne peut plus durer. L’intransigeance du président au pouvoir, Ali Abdullah Saleh, est en train de créer une paralysie politique sans précédent, qui absorbe l’énergie de tout le pays et créée une situation qui frise
Lorsque les révolutions ont éclaté, la plupart des monarchies du Golfe ont pu acheter provisoirement la paix sociale grâce à la richesse qu’elles tirent du pétrole. Mais cette possibilité n’existait pas à Barheïn où les ressources en hydrocarbures s’épuisent.
Après quatre mois de mobilisations populaires, de grèves et de manifestations sauvagement réprimées, le président dictateur du Yémen, Ali Abdallah Saleh, à l’instar de ses collègues Ben Ali et Moubarak, va sans doute être contraint de mettre fin à 33 ans d’un pouvoir sans partage.
La tempête de révolte qui souffle très fort sur le monde arabe risque d'emporter dans son sillage le régime d'Ali Abdallah Saleh. Tous les jours à Sanaa, à Aden, à Al Mukalla et dans toutes les villes du Yémen, les manifestants scandent «le peuple veut renverser le régime».
Les affrontements entre les forces loyales à l’actuel président Ali Abdullah Saleh et les milices armées d’une des plus puissantes tribus du pays, la confédération Hashid, provoquent des dizaines de victimes et l’exode de centaines de personnes de la capitale, Sanaa.
L’attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit, le 25 décembre, du jeune Nigérian, Omar Farouk Abdulmutallab, sert de prétexte à la relance d’une propagande américaine justifiant « la guerre contre le terrorisme »et, en particulier, au début d’une offensive militaire des États-Unis au Yémen.

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