violences sexistes

Lorena Quaranta était étudiante en médecine. Elle avait à peine 27 ans lorsqu’elle a été étranglée par son conjoint infirmer qui l’accusait de l’avoir contaminé au Covid-19.

«Les monstres ça n’existe pas. C’est la société. » C’est par ces mots que s’est exprimée Adèle Haenel, le 4 novembre 2019 dans un live de Mediapart, après avoir dénoncé les multiples agressions sexuelles de Christophe Ruggia à son encontre pendant son adolescence.
Ce vendredi 28 février, la cérémonie de la 45e édition des Césars s’est déroulée dans une ambiance particulièrement tendue après la nomination sur douze catégories du film J’accuse de Roman Polanski.
Harvey Weinstein, le producteur américain, a été reconnu, lundi 24 février, coupable d’agression sexuelle avec violence et de viol au troisième degré (c'est-à-dire, selon la loi étatsunienne, sans consentement mais sans violence physique) par un tribunal de New York.
L’actualité a été marquée par la « prise de conscience » timide, hypocrite tout autant que tardive, du soutien dont le pédocriminel Matzneff a bénéficié tout au long des années 1980 dans le petit cercle de l’intelligentsia littéraire parisienne mais également dans les médias.
En juillet 2019, deux professeurs d’arts plastiques de l’université du Mirail ont été exclus de tout établissement d’enseignement supérieur pour cause de « harcèlement sexuel et moral ». Mais le procureur qui s’était saisi de l’affaire vient de la classer sans suite.
S’il n’y avait pas tous les noms de ces femmes mortes, assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint, s’il n’y avait pas plus de 80 000 viols par an en France, si la violence n’était pas notre quotidien, on pourrait presque considérer comme du comique de répétition les annonces du gouvernement
8 000 à Lyon, 3 000 à Toulouse ou Montpellier, 2 000 à Rennes ou Grenoble, 50 000 à Paris… plus de 100 000 dans toute le France ! On n’avait pas connu d’aussi forte mobilisation féministe depuis bien longtemps.
Film franco-britannico-polonais, 2h12, sorti le 13 novembre 2019.
▸ Créer un service public d’accueil permanent pour les femmes victimes de violences : services de soins et d’aide psychologique et juridique, avec du personnel formé et la simplification des démarches pour porter plainte. 

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