USTKE

Deux grèves générales ont marqué l’été en Kanaky (Nouvelle-Calédonie)...

Le musée du quai Branly présente jusqu’au 26 janvier « Kanak. L’art est une parole », exposition visible ensuite du 15 mars au 15 juin au Centre culturel Tjibaou de Nouméa. Juste retour, tant la redécouverte de l’art kanak doit à ce grand militant.
Début décembre 2012, l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) a tenu son XIVe congrès à Nouméa avec plus de 300 militantEs. Deuxième organisation syndicale du pays, l’USTKE poursuit sa lutte pour l’indépendance Kanak socialiste depuis sa fondation en 1981.
L’USTKE a fêté son 30e anniversaire à la fin 2011. Pour le syndicat, une des échéances essentielles est le début du processus d’indépendance qui devrait commencer en 2014.
A Nouméa, les syndicalistes de l’USTKE ont non seulement été condamnés à des peines de prison très lourdes, leurs conditions de détention au Camp-Est (le seul lieu de détention de la colonie dont certaines parties datent de l'époque du bagne) sont également indignes.
Le Camp-Est est le seul centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie. Il est conçu pour 192 détenus et en héberge actuellement 425.
Il se décompose en six structures :
 La maison d’arrêt pour les femmes qui date de peu et qui accueille huit détenues logées individuellement.








Les jugements rendus contre les syndicalistes kanaks est une décision politique visant à abattre un syndicat qui se bat pour l’indépendance.
La cour d’appel de Nouméa a confirmé, le 15 septembre, le maintien en détention des syndicalistes de l’USTKE, poursuivis pour entrave à un aéronef.
Une nouvelle fois la justice coloniale française a condamné des militants en assimilant l’action syndicale à de la délinquance.
Au procès en appel des syndicalistes de l’USTKE, le parquet a requis des peines plus lourdes que celles prononcées en première instance : quinze mois fermes contre le président du syndicat, Gérard Jodar, et des peines alourdies pour les 25 autres militants.
Lors du procès en appel à Nouméa le 25 août des 26 syndicalistes de l’USTKE, le procureur a requis des peines encore plus lourdes qu’en première instance, demandant 15 mois de prison ferme contre le président de l’organisation Gérard Jodar pour entrave à la circulation d’un aéronef.

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