urgence

La manifestation hospitalière du 17 décembre, à Paris – dernière manifestation avant les fêtes – a été une réussite. Cette manifestation avait fusionné avec celle organisée contre la réforme des retraites.

Celles et ceux d’en bas se rebiffent, une lame de fond secoue le pays et pourrait l’emporter sur la politique d’en haut. Les hospitalierEs ne sont pas en reste pour converger avec touTEs contre la réforme des retraites.
Macron, Philippe et Buzyn disaient avoir « entendu » la colère du monde hospitalier. C’est pourtant l’image d’un gouvernement sourd et aveugle que donne le 3e plan de sauvetage de l’hôpital annoncé en 6 mois, dévoilé ce matin par le Premier ministre et la ministre de la Santé.
Le mouvement de grève en cours a débuté à l’hôpital Saint-Antoine, dans le 12e arrondissement de Paris, le 18 mars, pour obtenir plus d’effectif, l’arrêt des fermetures de lits et l’augmentation des salaires de 300 euros par mois.
À ce jour, près de 269 services d’urgences participent à la mobilisation rejointe depuis le 10 octobre par le corps médical. En lien avec le Collectif inter-urgences, le Collectif inter-hôpitaux coordonne les collectifs locaux qui fleurissent partout en France. 
Sept mois après le début de la grève des urgences, la mobilisation s’étend à l’ensemble des services hospitaliers. Il s’agit d’un mouvement sans précédent qui touche tous les soignantEs de l’hôpital, y compris les médecins.
La veille de l’AG du Collectif inter-urgences (10 septembre), Buzyn annonçait son plan de 750 millions sur 3 ans pour désengorger les urgences, pensant sans doute enrayer un mouvement qui a survécu à l’été et fait tâche… d’huile en France, 252 services à ce jour. C’est plutôt raté ! 
Entamée à la mi-mars, la grève du personnel soignant des urgences hospitalières s'est rapidement étendue ces dernières semaines, touchant à l'heure où nous écrivons plus de 160 services dans le pays. 
Samedi 27 juillet, réunion du Comité national de grève. Collectif Inter-urgences et syndicats ne lâchent rien et poursuivent la mobilisation jusqu’en septembre, avec la perspective d’une assemblée générale et d’une manifestation nationale.
À Besançon, un premier mouvement de grève d’un peu plus d’un mois a eu lieu à l’automne 2018. Ce mouvement faisait suite à une expertise extérieure demandée par le CHSCT sur laquelle la DG avait voulu s’asseoir.

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