urgence

Macron, Philippe et Buzyn disaient avoir « entendu » la colère du monde hospitalier. C’est pourtant l’image d’un gouvernement sourd et aveugle que donne le 3e plan de sauvetage de l’hôpital annoncé en 6 mois, dévoilé ce matin par le Premier ministre et la ministre de la Santé.

Le mouvement de grève en cours a débuté à l’hôpital Saint-Antoine, dans le 12e arrondissement de Paris, le 18 mars, pour obtenir plus d’effectif, l’arrêt des fermetures de lits et l’augmentation des salaires de 300 euros par mois.
À ce jour, près de 269 services d’urgences participent à la mobilisation rejointe depuis le 10 octobre par le corps médical. En lien avec le Collectif inter-urgences, le Collectif inter-hôpitaux coordonne les collectifs locaux qui fleurissent partout en France. 
Sept mois après le début de la grève des urgences, la mobilisation s’étend à l’ensemble des services hospitaliers. Il s’agit d’un mouvement sans précédent qui touche tous les soignantEs de l’hôpital, y compris les médecins.
La veille de l’AG du Collectif inter-urgences (10 septembre), Buzyn annonçait son plan de 750 millions sur 3 ans pour désengorger les urgences, pensant sans doute enrayer un mouvement qui a survécu à l’été et fait tâche… d’huile en France, 252 services à ce jour. C’est plutôt raté ! 
Entamée à la mi-mars, la grève du personnel soignant des urgences hospitalières s'est rapidement étendue ces dernières semaines, touchant à l'heure où nous écrivons plus de 160 services dans le pays. 
Samedi 27 juillet, réunion du Comité national de grève. Collectif Inter-urgences et syndicats ne lâchent rien et poursuivent la mobilisation jusqu’en septembre, avec la perspective d’une assemblée générale et d’une manifestation nationale.
À Besançon, un premier mouvement de grève d’un peu plus d’un mois a eu lieu à l’automne 2018. Ce mouvement faisait suite à une expertise extérieure demandée par le CHSCT sur laquelle la DG avait voulu s’asseoir.
Chaque jour des préavis de grève sont déposés. Aujourd’hui en France, 181 des services d’urgences des 637 établissements disposant de structures d'urgences générales, dont 76 d’urgences pédiatriques, sont en lutte.
Près de 160 services d’urgences en grève. Un mouvement impétueux que les annonces ministérielles n’endiguent pas, loin de là, comme l’a montré la mobilisation du 2 juillet à Paris. 

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