Union Européenne

Contre tous les pronostics, non seulement la première ministre britannique n’a pas gagné de façon écrasante les élections législatives du 8 juin 2017, mais elle a perdu la majorité absolue dont les conservateurs disposaient au parlement…

Après le choc du Brexit, les dirigeants de l’Union européenne et de la zone euro avaient affiché des velléités d’autoréforme dans un sens supposément plus « protecteur » des salariés et des populations. Un an plus tard, ces annonces n’ont pas connu le moindre début de traduction.
Toute lutte d’émancipation, toute lutte révolutionnaire dans un des pays de l’Union européenne doit prendre en compte la réalité de cette entité.
Que l’Europe (au sens de l’Union européenne) soit une Europe capitaliste, cela ne prête guère à discussion. Mais il n’en résulte pas forcément que le projet européen soit directement l’émanation de la bourgeoisie et ait été impulsé à chaque moment par elle.
Des milliers de Polonais ont manifesté ce dimanche 16 juillet contre des lois plaçant la justice sous la coupe du pouvoir. Mais le pouvoir polonais national-conservateur n’est pas en péril, et l’Union européenne se contente d’observations modérées.
L’Union européenne est aujourd’hui dans l’impasse. Mais il n’est pas exclu que, dans un contexte incertain, l’Allemagne, en association avec la France, ne fasse pas un effort volontariste pour inversaer partiellement la tendance.
Au matin du 24 juin 2016, on apprenait que 51,9 % des électeurs britanniques avaient décidé de quitter l’Union européenne. Quelles étaient les raisons de ce vote ? Et quelles sont aujourd’hui les perspectives pour les Britanniques et pour les habitants du continent européen ?
Dès le lendemain de sa prise de fonction, Macron était à Berlin pour rencontrer Merkel. Les nationalistes et « patriotes » de toutes nuances vont sans doute présenter cette visite comme celle d’un vassal à sa suzeraine. En fait, l’Europe à laquelle Macron a prêté allégeance est celle du capital.
Les réponses que les partis institutionnels proposent dans la campagne présidentielle entérinent l’explosion en cours, l’Europe à géométrie variable, et ne font qu’accentuer, d’une façon ou d’une autre, la crise qu’elles prétendent surmonter.
Une nouvelle baisse des retraites, déjà réduites en moyenne de 40 %, 14e baisse depuis 2010 (!), ainsi qu’une libéralisation plus poussée des licenciements, ou même l’imposition des bas salaires, sont notamment au menu des « discussions » actuelles de la troïka.

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