Tunisie

Ce n’est pas par hasard si la révolution est partie fin 2010 des régions déshéritées de l’intérieur du pays, où la vie est encore plus difficile que dans le reste du pays : le chômage y atteint en effet des records, particulièrement pour les jeunes et les femmes.

La Tunisie passe aujourd’hui pour une sorte de modèle, car elle a échappé au sort tragique de l’Egypte et de la Syrie et que des « acquis » de la révolution de 2011 demeurent. Mais lesquels exactement ?
Entretien. Dirigeant et député du Front populaire de Tunisie, Fathi Chamkhi revient sur le mouvement populaire dans le sud tunisien et de façon plus globale sur la situation sociale et politique du pays.
Depuis 2011, les revendications sociales ne cessent d’alimenter la grogne un peu partout dans le pays, empêchant la stabilisation du régime. C’est en ce moment le cas de la région de Tataouine d’où est issue une grande partie de la production d’hydrocarbures.
Depuis le début de l'année, les habitants des régions ouest et sud de la Tunisie se soulèvent pour « l'emploi, la liberté et la dignité », car six ans après le départ de Ben Ali, rien n'a changé.
Entretien. Député du Front populaire de Tunisie, Fathi Chamkhi milite également depuis sa fondation à RAID (Attac et Cadtm en Tunisie).
Un calme relatif règne sur la Tunisie, après 6 jours de colère qui ont replongé le pays dans l’atmosphère insurrectionnelle de janvier 2011...
Entretien. Janvier 2011 avait vu se lever un immense espoir dans la région arabe. Cinq ans plus tard, la contre-révolution y a incontestablement marqué des points dans nombre de pays.
Aux alentours du 15 novembre, l’UGTT de Sfax ressemblait à un nid d’abeilles. Etait à son ordre du jour la réussite de la grève régionale annoncée pour le 19.
Samar Tlili a 24 ans. Elle est professeure de français à Béja, une ville du Nord-Ouest de la Tunisie, située à une centaine de kilomètres de Tunis et à une cinquantaine de kilomètres de la frontière tuniso-algérienne. 

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