Soudan

Le 3 juin au matin, l’armée soudanaise a envoyé les paramilitaires des Forces de soutien rapide, commandées par le général criminel Hemedti, n°2 du Conseil militaire au pouvoir, pour déloger violemment le sit-in organisé depuis avril devant le siège de l’armée à Khartoum.

Depuis le 19 décembre, le Soudan est le théâtre d’un soulèvement qui ressemble à s’y méprendre à ceux de l’hiver 2010-2011 dans la région Moyen-Orient-Afrique du Nord.
Nous publions une déclaration des Socialistes révolutionnaires égyptiens, relative au soulèvement en cours au Soudan.
L’affaire avait déjà été évoquée par Streetpress, dans un article au titre évocateur : « Comment la France a livré des opposants politiques à la dictature soudanaise »
Samedi 30 septembre, près de 200 réfugiéEs soudanais en France, accompagnés de quelques soutiens, ont dénoncé lors d’un rassemblement place de la République à Paris la complicité du gouvernement français avec les autorités de Khartoum.
En menant une politique répressive, intégriste et ethnique, Omar el-Béchir a précipité la scission de son pays entre le Soudan et le Sud-Soudan composé essentiellement d’animistes et de chrétiens. Une crise dans laquelle s’engouffre aujourd’hui la mobilisation populaire...
Depuis lundi dernier, 23 septembre, la contestation de la hausse des prix de l'essence et du gaz s'est transformée en contestation du régime : les manifestations associent la dénonciation de la hausse des prix et celle de la chute du régime d'Omar al Bashir, une dictature militaire islamiste.
Depuis une semaine, la jeunesse soudanaise descend dans la rue pour protester contre l’augmentation des carburants et partant du coût de la vie. Elle exige le départ du président Omar Al Béchir, au pouvoir depuis 1989.
L’interminable crise militaire que subissent les populations soudanaises et tchadiennes depuis des années va-t-elle prendre fin?
 
 

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