sécurité sociale

Le gouvernement a présenté mercredi 5 septembre 2017 le projet de loi de finances (PLF) pour 2018 et, le lendemain, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) : une cascade de mauvais coups !

Le projet de loi de financement de l’État présenté le 27 septembre avait déjà officialisé l’augmentation de la CSG et, sous couvert de « compensation », la disparition de la part salariale des cotisations sociales maladie et chômage.
Macron prétendait redonner du pouvoir d’achat aux salariéEs en augmentant la CSG de 1,7 %, tout en supprimant au 1er janvier 2018 la part salariale de la cotisation maladie des salariéEs du privé (0,75 %) et en diminuant la cotisation chômage (2,4 %), soit un gain mensuel de 21,90
Le RSI regroupe 6,6 millions d’artisans, de commerçants, et de professions libérales. Il a été créé en 2006 par la fusions de plusieurs caisses d’artisans et de commerçants. 
En avril dernier, Macron déclarait, dans une interview au journal les Échos, vouloir réaliser durant le quinquennat « 25 milliards d’économies sur la sphère sociale », dont 15 milliards sur l’assurance maladie et 10 milliards sur l’assurance chômage, « grâce aux réformes structurelle
La ministre de la Santé déclarait « avoir horreur des obligations »…Mais le tiers payant sera généralisable et non généralisé, donc facultatif pour les praticiens libéraux. L’accès à des soins restera dès lors difficile pour un tiers de la population.
« Chacun cotise selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins. » C’est le principe adopté en 1945 à la naissance de la Sécurité sociale : les recettes doivent s’adapter aux besoins et non l’inverse.
Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, n'a pas d'état d'âme pour faire passer autoritairement le nombre de vaccinations obligatoires de trois à onze.
Le bonneteau est un jeu d’argent, un jeu de dupes de l’ordre de l’escroquerie proposé à la sauvette dans des lieux publics. Avec beaucoup de baratin et une certaine habileté, le bonneteur entourloupe le public et avec ses complices empoche le butin.
La Sécurité sociale est née en 1945. De Gaulle, le chef du gouvernement, craignait la révolution et se donnait pour objectif de « renouveler les conditions sociales, afin que le travail reprenne et qu’échoue la subversion ».

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