révolution arabe

Gilbert Achcar est professeur à la faculté d’études orientales et africaines (SOAS) de l’Université de Londres. Il a publié, entre autres, deux livres sur les révolutions dans le monde arabe : en 2013, « Le Peuple veut.

Entretien avec Nadir U. Haddad. Nadir U. Haddad est un militant du Parti socialiste des travailleurs d’Algérie.
Le Maroc aurait été « épargné » par la vague de soulèvements de 2011, en raison de la forte légitimité de la monarchie, à croire certains.
En 2012 et 2013, les Frères musulmans égyptiens et leurs cousins tunisiens d’Ennahdha ont pour la première fois exercé le pouvoir. A la mi-2013, leur bilan était catastrophique et de gigantesques manifestations ont exigé leur départ.
Depuis l’arrivée de Sissi au pouvoir en juillet 2013, il est devenu de plus en plus difficile de survivre dans un pays dont la situation économique, sociale et politique ne cesse de se dégrader.
Ce n’est pas par hasard si la révolution est partie fin 2010 des régions déshéritées de l’intérieur du pays, où la vie est encore plus difficile que dans le reste du pays : le chômage y atteint en effet des records, particulièrement pour les jeunes et les femmes.
La Tunisie passe aujourd’hui pour une sorte de modèle, car elle a échappé au sort tragique de l’Egypte et de la Syrie et que des « acquis » de la révolution de 2011 demeurent. Mais lesquels exactement ?
En décembre 2010 commençait le soulèvement tunisien, qui allait ensuite s’étendre à la plus grande partie du monde arabe. Après six ans de succès, mais aussi de tragédies et de répression sanglante, que reste-t-il des espoirs d’alors ? 
La dimension inédite atteinte aujourd’hui par les combats des LGBTIQ dans les pays arabes est liée au déclenchement des processus révolutionnaires.
La dimension inédite atteinte par les combats des LGBTIQ dans les pays arabes est largement liée au déclenchement des processus révolutionnaires.

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