répression policière

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Ce que la presse a convenu d’appeler le « procès de la voiture de police incendiée du quai de Valmy » a rendu son verdict le 11 octobre : de très lourdes peines pour une partie des neuf accusés. Sept, cinq, quatre et deux ans d’emprisonnement, dont la moitié ferme, pour six d’entre eux.

Le gouvernement de Macron restera, entre autres sales coups portés à la population dans son ensemble, celui qui aura fait entrer dans le droit commun nombre de dispositions de l’état d’urgence, sous prétexte de lutte contre le terrorisme.
Le 19 mai 2016 était la 12e journée nationale de mobilisation contre la loi El Khomri. Nuit debout avait également fait tâche d’huile, et une trentaine de personnes se réunissaient alors tous les soirs à Poitiers.
D’Assa Traoré. Avec Elsa Vigoureux, éditions du Seuil, 192 p., 17 euros.C’était en juillet 2016, il y a plus d’un an, et les circonstances de sa mort ne sont toujours pas connues ou plus exactement toujours pas reconnues officiellement par l’État. 
Ce mercredi 11 octobre, le tribunal de Paris était l’annexe d’un commissariat, au propre comme au figuré.
Deux relaxes et sept condamnations à des peines allant de un an de prison avec sursis à sept ans de prison ferme : le verdict est tombé dans le procès de la voiture brûlée par des manifestants le 18 mai 2016 sur le quai de Valmy, au cours de la mobilisation contre la loi travail. 
La même obsession les anime : « neutraliser les individus en lien avec l’activité terroriste », « les mettre hors d’état de nuire ». Ils jugent la loi faible, un « sous-état d’urgence incapable de lier terrorisme et immigration » selon le FN. 
Entre le 18 et le 29 septembre, à l’Appel du syndicat Sud, des agents de l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), ont participé à des marches quotidiennes entre différents hôpitaux de l’AP-HP. 
C’était mercredi 27 septembre, matin du dernier jour du procès à Paris. Et la procureure est allée saluer les flics et leurs avocats. Tout un symbole…
Entretien.Loïc, de la compagnie Jolie Môme, a répondu à nos questions à l’occasion de son procès, suite à une plainte déposée par le Medef, prévu le 11 septembre prochain et finalement reporté. 

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